Tentative

Journal d'une petite Suisse, parce que j'ai envie d'en faire un fromage.

07 mars 2008

Bientôt le 21 mars

Mars est un mois très contrasté cette année. Alors que je sortais de ma séance annuelle avec mon conseiller fiscal qui va se charger de ma déclaration, comme il faisait encore jour et que j'avais une demi-heure à tuer avant de récupérer Abe à la gare, j'ai décidé d'aller faire quelques photos. Tout près de la gare, il y a en effet un grand cimetière, pleins d'arbres et de plantouilles jolies. Bon, mes piles étaient un peu à plat, du coup le flash était un rien anémique, mais je me suis fait plaisir quand même. Et bonne surprise, les arbres présents sont tous ou presque munis d'une étiquette façon jardin botanique, solide, en fer gravé et donc bien lisible. Déjà que je voulais aller un jour faire un tour du côté des tulipiers que je vois tous les jours ou presque en passant, je sens que je vais aller faire quelques dévotions en fin de journée en attendant certain train. Bon, d'accord, c'est un cimetière et donc, c'est pas super gai comme promenade, mais on a une très belle vue depuis là et ils ont une vraiment belle collection d'arbres et arbustes, pourquoi bouder mon plaisir, d'autant que tant que je ne photographie pas les stèles (c'est pas le père Lachaise non plus) je ne vois pas qui ça gênerait. Au fait, de quoi je me justifie là au juste?

Vu la pauvre lumière de cette fin d'après-midi un peu nuageuse, je me suis amusée à faire des essais, notamment au niveau de l'arrière plan. Après avoir échoué (en macro) à faire le point sur des bourgeons de hêtre, j'ai eu l'idée d'utiliser une feuille de papier blanc pour faire un arrière plan neutre et éviter que la focale ne se fasse deux mètres derrière ce qui m'intéresse. J'ai d'ailleurs eu une pensée de regret pour le réglage d'un point focal central impossible sur mon appareil alors que mon ancien le permettait. Mais comme le nouveau fait de meilleures macro, je ne peux pas me plaindre. Bref, j'ai testé avec une feuille blanche, faudra peut-être que je tente d'autres couleurs. J'ai aussi fait un seul essai avec ma manche de veste en guise de fond noir, mais ce n'était pas concluant. Au final, c'est ma paume qui donne le meilleur arrière plan (pas de reflet, très peu d'ombres, contraste de couleur intéressant en référence) mais évidemment, c'est pas le plus pratique ni le plus joli. Peut-être qu'avec une feuille de liège ou un tissu mais ça manque de rigidité, par contre ça m'éviterais les reflets… En plus, faut que ça passe dans mon sac, je ne cueille jamais les fleurs pour les photographier (je vous dis pas les contorsions parfois), donc, faut que je puisse le trimbaler facilement. Tiens, peut-être qu'un tissu blanc, collé sur une feuille de liège ou équivalent… comme ça, c'est rigide et j'ai deux fonds (recto et verso) au choix. Et si je continue comme ça, dans 2 ans je m'achète un appareil pour aller avec le méga objectif macro de la mort, huhu.

DSCN2901                     DSCN2906

Bon, et sinon, après une sortie dans de belles villes il y a une dizaine de jour par seize degrés à l'ombre, après une semaine passée franchement douce et plus de dix degrés tous les jours, après le réveil clair de la végétation qui m'a murmuré "photos, photos" aux oreilles depuis quelques temps, ben cette semaine j'ai balayé et gratté ma voiture enfouie sous une bonne dizaine de centimètres de neige, deux matins de suite. La Suisse, terre de contraste.

Ah oui, et la soirée collègues plus bébé c'est très bien passée, j'y ai même fait une découverte fondamentale, le secret de la fondue, rien de moins. Et c'est très simple, qu'importe le fromage ou presque, l'important c'est le caquelon. Bilan, en fonte c'est parfait, en terre cuite, c'est la cata. Deux caquelons, même fromage, même recette, même cuisinière. Une (fondue donc) était impeccable comme d'habitude, l'autre nous a tout fait, de la mousse d'abord, pire que si j'avais mis du bicarbonate dedans et une séparation ensuite : huile dessus, gomme en dessous, récupéré heureusement en repassant sur la plaque à fond en brassant beaucoup. Ma Maz, je crois t'avoir offert un caquelon en terre cuite, tu auras le droit de me le casser sur la tête la prochaine fois qu'on se voit s'il t'as fait autant de misères. Heureusement pour toi, c'est en France qu'on trouve les meilleurs caquelons (qui l'eut cru) donc il reste de l'espoir, maintenant que tu as un immense appart, il faut que tu t'encaquelonne à la mesure de ton nouveau standing, donc, c'est "Le Creuset" ou rien. En plus, on peut y faire de super béchamel et c'est parfait aussi pour la sauce tomate et tout ce qui doit mijoter tranquille, une parfaite idée de cadeau pour la belle-mère quoi ;)

c'est le printemps :                   DSCN2897

Posté par Lirriel à 09:20 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

27 février 2008

Mélange des genres

Une succession d'événements en ce moment, des semaines à la fois vides et chargées, des mots plein la tête avec de la lecture comme plus depuis longtemps et tout ça qui s'agite dans mon crâne, comme des vagues, ça clapote contre mon manque de motivation pour tout et rien, sans parvenir vraiment à l'éroder.

Il y a eu une cassée de noix, plusieurs heures chez mon frère à extraire des cerneaux et à papoter avec des personnes d'horizon divers. Malgré le mal aux mains et aux épaules, j'ai adoré ça. S'occuper les mains utilement, et ça demande plus de concentration qu'on pourrait le penser de sortir l'amande de sa coque, et passer du temps en bonne compagnie, c'est vraiment un plaisir rare. Week-end doublement plaisant d'ailleurs puisqu'en plus de cette découverte de la cassée de noix, Cego est venu passer un moment dans nos pénates, notamment pour une soirée spéciale de l'autre côté de la frontière, au pays des loups, des saucisses et des restaurants qui ouvrent à 19h le samedi soir. Beaucoup de causette là aussi et une rentrée mémorable sous les étoiles…polaires.

Par contre, après ces deux jours lumineux de rencontres et d'échanges, on pourrait croire que mon karma a voulu me prouver que c'est super, certes, mais tout à un prix. Le lundi après-midi, tout à coup, un sentiment de malaise monte. Je me force à quand même aller faire les courses puis en rentrant, je saute sur mon bon vieux thermomètre (enfin, mon nouveau bon vieux, à colonne, les électroniques, c'est nul, j'ai testé et j'arrivais même pas à avoir une température normale (soit 36,5 en externe) alors que j'avais de la fièvre, bref) et là, 38°. Bon, c'est mal barré. Le lendemain matin, pas question d'aller bosser avec 39°, mal partout et la tête comme un ballon de rugby après une finale Angleterre Nouvelle-Zélande. De prime abord, je pars sur un "comme d'hab, paracétamol, thé et rester au pieu, dans deux jours ça ira mieux". Sauf que mauvaise surprise, la journée s'étire sur une note nauséeuse, seul le fait que je sais la déshydratation dangereuse en cas de fièvre me permet de me forcer à boire mon thé. Pas bon tout ça, mieux vaut appeler le toubib. Chance, y'a eu une annulation, rendez-vous dans trois quarts d'heure. Il me rassure, me dit que la nausée vient peut-être d'une petite réaction à un médoc pris à jeun, m'enjoint à manger quelque chose sinon ça risque d'avoir du mal à passer et me colle un arrêt de travail jusqu'à vendredi sans même me demander mon avis (en fait, il l'avait fait direct avec le week-end, mais ça ne m'arrangeait pas d'être théoriquement bloquée à la maison samedi, donc, il a accepté de le limiter au vendredi). Vu mon état, je ne proteste en tout cas pas. Annulation de l'invitation du lendemain soir (je ne vais pas filer ma grippe à dix personnes non plus) et c'est parti alors pour trois jours de chouchoutage intensif de ma petite personne. Heureusement, les nausées et surtout l'atroce faux goût dans ma bouche ne durent pas (mardi soir, j'ai pas réussi à finir mon assiette, première fois depuis, pfiou, longtemps) et je peux profiter un peu de ce temps passer à guérir pour bouquiner et rattraper mon retard en visionnage de trucs enregistrés.

Samedi, c'est en plutôt bonne forme que je passe chercher Romane pour aller installer deux trois trucs pour la salle d'apéro du mariage de Sabrina. Tout se passe à merveille jusqu'à l'arrivée de la responsable du buffet qui veut tout changer à ce qui avait été décidé, le tout sur un ton à la limite de l'impolitesse. Hé oh, on est pas des larbins, mais des amies de la mariée, alors on se calme, merci. On décide de la laisser finir d'installer à sa guise, c'est pas que mais il se fait tard, on va pas rester plus hein (sinon va y avoir un meurtre, Romane commence à monter dans les tours). Retour à la maison pour une petite pause avant de se changer pour aller à l'église et là, mauvaise surprise, la tête qui semble vouloir exploser, sinus en folie, je déguste et je me sens misérable, la tête en bas et les yeux qui semblent pulser dans leurs orbites. Heureusement, la crise passe rapidement (merci paracétamol chéri) et je peux me changer sans avoir l'impression que je vais mettre des morceaux de crâne partout si je bouge trop. On est un poil en retard à la cérémonie, les cloches sonnent déjà alors qu'on est encore dans le parking. Bon, on sera pas les derniers non plus, de loin pas. Le culte est un peu long, pas réussi à savoir si c'est catho ou protestant, mais c'est pas grave. On chante quelques trucs et j'ai une casserole enthousiaste derrière moi, je pouffe un peu. En plus, le fils de Romane, juste devant nous, a de la peine à se tenir tranquille et fait plein de remarques sur tout du haut de ses deux ans. Après ça, sortie de l'église, photos (rapido, ça caille, heureusement qu'il fait grand beau) et apéro. C'est bon mais la disposition finale des tables par Miss j'ordonne ne facilite pas la circulation des gens. Du coup, certains ne verront pas grand chose du buffet. On passe ensuite dans la salle du souper, les trois endroits (église apéro et banquet) se trouvant à moins de 100m les uns des autres, c'est assez agréable. Fresque militaire au mur, un peu bizarre pour un mariage mais sinon, l'endroit est très bien. On apprend alors que la petite animation qu'on a décidée de faire entre copines de la mariée va passer en tout premier, avant même l'entrée. Bon, heu, on se dépêche alors. Heureusement tout le monde comprend ce qu'il se passe, le marié participe et y met du sien bref, tout se passe bien. Sabrina nous rediras ensuite qu'ils ont beaucoup apprécié, l'un comme l'autre, c'est cool. Suite de la soirée sans histoires, le repas est très bon, le service efficace, les animations s'enchaînent sans trop ni trop peu, on chante beaucoup, accompagné ou non (guitare ou accordéon). Il y aura peut-être juste le montage photo à la fin du repas qui sera un peu… long et qui sentira un peu trop le "je découvre photoshop et je mets plein d'effets de transition à la con qui mettent deux plombes à s'afficher". A proscrire totalement notamment, la rotation de photo "personnage à gauche puis à droite" (rotation horizontale), ça donne limite la nausée. Enfin, un peu de musique, un peu trop fort pour moi, je passe mon tour. Mon chéri par contre, avec un petit verre dans le nez, s'éclate bien sur la piste lui. Ça finit pas trop tard, la salle devant être rendue vers deux ou trois heures.

Le lendemain, ce sera quand même le grand rien, plus l'habitude de me coucher si tard (et surtout de me réveiller ensuite à neuf heures, impossible de me rendormir, grr). La semaine suivante, c'est la reprise du boulot, pas envie mais bon. Et devant l'obstination de mon sinus sub-orbital gauche, avec irradiation peri-orbitale, dentalgie et otalgie (je me la pète si je veux), à me faire souffrir le martyr une à deux heures par jour, c'est retour à la case toubib et antibiotiques pour dix jours, joie. Depuis, une soirée un peu surréaliste chez Marie où j'ai une fois de plus échoué à ne rien commander et où j'ai croisé un ancien copain de classe d'école d'ingé et repport de l'invitation annulée pour cause de grippe à ce soir. On sera huit plus un bébé, ça promet.

Posté par Lirriel à 11:46 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2008

Une grande salle, cinquante personnes dedans et toujours cette même question : suis-je la seule à ne rien comprendre? Ça m'a même valu d'être nommée "scrutatrice". Ce qui heureusement n'est pas bien compliqué puisque tous les points votés le sont à une claire majorité. C'était juste l'occasion de me faire, bien involontairement, remarquer parce que je n'avais même pas compris que la présidente s'adressait à moi et que je n'avais bien sur aucune idée de ce qu'elle me voulait. Et puis bon, les assemblés générales, c'est toujours un peu ennuyeux quand on est pas super impliqué dans l'association.

Pour le reste, la journée est plutôt intéressante, notamment parce que la plupart des intervenants, pour une fois, parlent en français, c'est tout l'avantage d'avoir l'association française équivalente comme invitée exceptionnelle. Bon comme on est en Suisse, il reste toujours suffisamment d'exposés en allemand pour me permettre d'écrire un moment. Même si je n'aime pas trop le faire quand je suis entourée de gens qui pourraient lire.

Le repas a été rigolo, prévu sous forme de buffet avec comme tables les paillasses carrées d'un labo. Pour une fois, je n'ai pas eu à me battre pour voir de l'eau plate à boire, il y avait un robinet à chaque table. Détail par contre, le buffet était super appétissant mais il manquait les couverts pour se servir dans tous ces plats si bien présentés.

Après le repas, un type qui me disait très vaguement quelque chose est venu me parler. Ce qui m'épate, c'est qu'il se souvenait de moi alors qu'il n'est venu à mon taf qu'une seule fois quand il cherchait une place de stage. Ce qui ne me rassure pas, c'est que je n'ai aucun souvenir de son passage alors qu'il est carrément canon. Si ma mémoire visuelle est pourrie au point d'oublier même les beaux mecs, quel gâchis... Celui qu'on a finalement pris pour le stage était pas mal non plus, mais quand même, on a perdu au change je trouve, graou. En parlant avec lui, une fois de plus je me suis mentalement morigénée sur mon incapacité à le regarder en face. C'est déjà difficile pour moi de parler même à des gens que je connais bien sans détourner le regard, ça m'est carrément impossible avec les mecs mignons. Bon, avec lui au moins, je n'ai pas bafouillé et je ne me suis pas ridiculisée en sortant une blague nul et une autre ridicule trois minutes après comme je l'ai fait avec mon voisin, un jeune français pas mal non plus. Il paraît que d'avoir le regard "fuyant", c'est mal, que c'est lié à un caractère sournois voire carrément malhonnête. Où comment des générations de timides passent pour des je ne sais quoi. N'empêche que c'est gênant, vu que moi, je le remarque et que je me demande toujours si mon interlocuteur le note également.

Bon, sinon pour un peu, je pourrais également m'inquiéter de mon implication dans mon boulot. Parce que bon, ça parlait écologie, ça parlait biologie et pédologie (ne pas confondre avec autre chose, ça n'a rien à voir, merci) mais quand sur un tableau j'ai vu écrit biosphère…j'ai lu blogosphère.

Posté par Lirriel à 14:54 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 février 2008

Ce matin, alors que je descendais l'escalier pour me rendre à une énième séance, j'ai croisé un vieux monsieur que je ne connaissais pas. Je lui ai dit bonjour poliment et il m'a répondu : "bonjour monsieur". Et après on s'étonne que j'aie parfois du mal avec mon apparence physique.

Bon, ce n'est pas une excuse non plus pour dire que je devrais m'habiller de façon plus féminine (jamais eu besoin de porter des instruments de torture pour être sûre que j'ai des ovaires), le monsieur avait certainement besoin de nouvelles lunettes et surtout, d'un bon sonotone, si j'ai une silhouette, surtout avec une veste fermée, qui peut passer pour vaguement androgyne (merci les cheveux courts surtout), je n'ai pas exactement la voix de Stallone, je serais plutôt dans le registre "un peu trop aiguë pour moi qui rêve d'avoir une voix de garage", heu non, d'aéroport plutôt. Ceci dit, ça faisait quand même longtemps que ça ne m'était plus arrivé, ça me fait toujours sourire.

Vu Marie samedi soir. C'est toujours pas la joie pour elle, l'acharnement dont font preuve certaines personnes contre elle est hallucinant. Et tant qu'on est dans le physique, je suis sûre que pour elle, le fait de ne pas être "bonne" n'arrange rien à la mauvaise foi de quelques crétins. Être une femme dans un milieu d'homme, c'est déjà difficile, mais ne pas être "baisable", c'est impardonnable faut croire, triste. Et soutenir quelqu'un victime de la bêtise humaine, c'est pas évident, que faire à part lui répéter ad lib que non, c'est pas sa faute, c'est juste eux qui sont stupides. Sauf que le hic bien sur, c'est qu'on a beau le lui re-dire, elle entend le contraire à longueur de journées, ça use bien. Elle m'a dit d'ailleurs en être arrivée au stade "strict minimum" dans son taf. En gros, elle s'investit comme elle veut, parle le moins possible avec les autres et fait profil bas tout le temps. Elle dit que ça lui va pas si mal, mais j'imagine combien ça doit être difficile de travailler avec des gens qui te prennent pour une sorte de traître sans s'être posé une seconde la question "est-ce qu'on m'a bien raconté toute l'histoire dans l'ordre". Connaissant sa profession, y'a du souci à se faire quand on voit avec quelle facilité ils avalent les rumeurs et les avis biaisés tout crus.

Sinon, longue séance ce matin, journée entière de conférence (jusqu'à 20h) demain (le palm risque de chauffer), heureusement que le week-end approche et va être chouette, obligatoirement.

Posté par Lirriel à 16:53 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 janvier 2008

Moins on en fait, moins on a envie d'en faire. C'est une évidence de ces derniers jours pour moi. Et manque de bol, j'ai rechoppé un gros rhume qui ne va pas m'aider à me motiver. À moins que justement le fait de ne plus me rendre vraiment compte de ce que je fais ne m'aide à faire des choses que je repousse depuis un moment, l'effet "boarf, je balance, on verra bien". Je pourrais par exemple commencer par ces lettres revues par mon chef qui, s'il n'a apparemment rien à dire sur le fond, en a pas mal à dire sur la forme. Bon, si comme ici mon correcteur grammatical était débranché, ceci explique peut-être une partie de cela. N'empêche, je me croirais à l'école, avec l'épreuve tant redoutée des corrections de dictées. Moi qui étais encore plus pitoyable à l'époque que maintenant au jeux de l'écriture orthographiquement et grammaticalement correcte. Et plus je préparais, plus c'était bourré de fautes, paradoxal non?

Je me demande si c'est pas samedi que j'ai attrapé froid. Même s'il y avait du soleil, il ne faisait pas si chaud au festival des montgolfières de Château-d'Oex. Par contre, c'était plus joli que l'an dernier, il y avait beaucoup plus de ballons au départ, le temps était parfait pour les décollages. Dommage par contre que les trains aient été à ce point surchargés. Par deux fois, on aurais presque pu prendre le machin panoramiques avec des vitres partout, par deux fois, non seulement y'avait beaucoup de monde dedans, mais en plus des places étaient marquées "réservé" (pour qui, entre où et où, à quelle heure, on ne sait pas trop). La prochaine fois, je réserve moi aussi, si je trouve comment faire.

Sinon, Marie ne va pas fort en ce moment, je crois bien que c'est la première fois qu'elle me demande si on ne peut pas manger ensemble parce que bon, toute seule, c'est trop dur. En plus de ses soucis de boulot et d'un truc qu'elle a raté parce qu'elle s'est mise trop de pression, il y a un type là-dessous, bien sur. Un type dont le discours n'est pas clair, un type dont on ne sait pas s'il est juste poli ou si vraiment, à un moment, il a eu plus que de l'amitié. Pas facile à gérer la période "si je le rappelle encore, je passe pour la collante de service, si je le rappelle pas, je ne saurai peut-être jamais ce qu'il se passe". Et elle qui me demande des conseils… joker.

En point de mire à part ça, le mariage qui approche mais je crois qu'on est prêtes, enfin, plus ou moins, pour l'animation prévue. Par contre, je dois trouver une idée pour décorer une bouteille et je sèche un peu. Je ne connais pas les goûts des mariés en matière de vin et si pour elle, j'ai une idée de déco (reste à la réaliser, ça va pas être évident) pour lui que je connais finalement bien mal c'est un peu le casse tête. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu trop de mal pour ces caves des mariés, mais là, c'est moins facile, d'autant qu'on a reçu la demande que la semaine dernière, ça fait court. Au pire, je me rabattrai sur un truc just' fun, comme d'emballer la boutanche dans une peau de mouton ou un truc du genre. Bon, c'est vrai aussi qu'on est pas obligé, mais c'est un truc que j'aime bien dans les mariages, y'a parfois des réalisations vraiment canons.

Toujours pas réussi à me remettre à faire attention à ce que je mange, sauf dans les limites du possible. Résultat, toujours trois kilos de plus que l'an dernier, toujours cinq de plus que mon poids idéal. En même temps, je me dis qu'on s'en fout, à ce point là, c'est de l'esthétique, pas de la santé comme avant. D'un autre coté, impossible de rentrer dans les jeans achetés l'an dernier et ça, par contre, ça me gonfle, surtout avec ce qu'ils m'ont coûté. Et puis, debout dans ma douche, faut que je rentre le ventre pour voir certains endroits, c'est humiliant.

Pas trouvé les ressources non plus pour certaines choses qui me trottent dans la tête depuis un bout de temps. J'attends de fixer mes vacances pour me lancer dans l'organisation d'un voyage, tout en me disant que je pars sûrement à l'envers dans cette histoire. Je voudrais trier mes photos, toutes mes photos pour me faire des "albums" sur CD (ou DVD vu le nombre) mais je n'ai pas le courage, je n'ai jamais été très bonne pour ça, je dois encore avoir des photos d'il y a dix ans qui sont toujours dans un tiroir au lieu d'être dans un album. En même temps, faut croire que je ne regarde pas tant que ça mes photos pour que ça m'indiffère à ce point de ne pas les avoir dans un joli album. Boulot/perso, même combat pour l'archivage et le rangement, c'est pas gagné, l'organisation, que ce soit prévisionnel ou après coup, j'ai pas le gène, y'a pas. Effet pelote de fil, ça manque pas de matière, mais c'est pas utilisable en tant que tel, dans ma tête ou dans le matériel. Mon rêve de grandeur à moi, c'est d'un jour arriver à ranger mon bordel, dedans dehors, à la hauteur de mes espérances. Le comble de la Suissitude non, mon but dans la vie, c'est le rangement. Une patte à poussière en guise d'épitaphe. Ou une benne peut-être, pour débarrasser tout ça un bon coup, y'en a même qui en font des films.

Posté par Lirriel à 10:36 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2008

bienvenu en 2008

La question, c'est de savoir si le manque d'envie vient de la lassitude pour un certain "style" ou plus simplement d'un manque d'envie d'écrire, tout simplement. Je serais tentée de dire que l'avenir y répondra, mais en fait, ce ne sera probablement même pas le cas.

Posé un lapin, bien involontaire, à trois de mes meilleures amies dernièrement. Tellement pas l'habitude d'avoir quelque chose un soir de semaine et tellement la tête dans le coltard parce que gros rhume débutant quand on avait fixé la date que quand ma mère m'a proposé de venir souper, je n'ai absolument pas songé à vérifier mon agenda. Du coup, quand les copines, inquiètes, ont tenté de me joindre et que j'ai lu le SMS de Romane, je suis totalement tombée des nues. Du coup, j'ai appelé chez Raphaëlle pour les rassurer et là, je sais pas, une faille dans le continuum intelligence, j'ai dit que si elles pouvaient se passer de moi, je préférais ne pas les rejoindre. Et j'ai fini ma soirée tranquille à discuter en famille. C'est en rentrant que j'ai réalisé que même si c'était pas tout à fait la porte à côté, ça n'aurait pas non plus été la mort de faire le trajet et que j'aurais très bien pu leur dire que je les rejoignait dans un moment, le temps de dire au revoir tranquillement à la famille. Ça leur aurait laissé le temps de manger, parce que les pauvres m'attendaient pour ça aussi alors que moi, je sortais justement de table ou quasi. Du coup, j'ai broyé du noir à la maison et j'ai mis une heure à m'endormir tellement j'angoissais à l'idée de ce qu'elles avaient bien pu penser de moi qui les abandonnait à la préparation de certaines choses prévues pour un prochain mariage. Impossible depuis de comprendre comment s'articulent dans ma tête à la fois le besoin de "prouver" ou de convaincre mes amis que je ferais n'importe quoi pour eux (littéralement) et celui qui me pousse à rester à la maison et à râler quand je dois me bouger pour les voir. Peut-être le fait que je ne m'autorise pas à croire qu'elles m'aideraient ou me comprendraient alors que l'inverse est si totalement vrai. Mais ça comme idée, c'est soit l'altruisme total (je n'attend rien en retour, je donne pour donner) soit l'orgueil le plus crasse du style "leur amitié n'est pas à la hauteur de la mienne". Ou éventuellement, l'abysse de la confiance en soi, je peux donner mais je ne mérite pas de confiance en retour. J'vous jure, y'a vraiment de quoi ne pas réussir à s'endormir avec des réflexions pareilles.

Aujourd'hui, j'ai du coup appelé Romane pour connaître les dernières nouvelles pour notre organisation. Heureusement (comme je le pensais pour tenter de me déculpabiliser) elles n'ont pour ainsi dire pas parlé de ça, l'essentiel ayant été dit lors de notre précédente rencontre. Elle m'a également assuré que personne ne m'en veut, j'aimerais en être sur mais bon, ça rassure quand même. Bon, si on doit encore se voir une fois avant le mariage (ça reste à décider) c'est moi qui inviterai, c'est la moindre des choses.

Sinon, vivement la fin de la semaine, puisqu'au programme, il y a un tour dans des bains thermaux, un peu de ski et un souper en famille. Bon, y'aura aussi du ménage à faire parce que là, ça dépasse mon seuil de tolérance et une nuit dans un pas chez moi and breakfast, ce qui m'angoisse un peu en bruit de fond, comme à chaque fois que je dois me rendre dans un endroit inconnu. Avec ça, Marie va sûrement me reparler de son projet de voyage d'anniversaire mais j'avoue, l'idée de me retrouver trois jours coincée dans un truc isolé en pleine mer sans eau courante  ne me botte que moyen, chuis trop vieille pour ces conneries.

Sinon, Mazette ce que tu me manques ma Maz. Je t'embrasse.

Posté par Lirriel à 17:56 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 novembre 2007

Gla gla Gall

Non seulement il fait froid, mais en plus, il ne neige même plus. (ou le titre le plus pourri de ma carrière, et c'est pas peu dire)

Presque deux mois depuis les canaux et déjà, l’impression que ça n’a pas vraiment existé, une sorte de "trop beau pour être vrai". Depuis, il s'est passé quand même pas mal de choses, notamment le mariage d'un collègue de mon chéri. Et grâce à ça, on a voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul (impossible de ne pas la faire celle là). D'ailleurs, Vesoul ça casse pas des briques, mais la route qu'on a prise pour y aller était très jolie. Et puis, dans la rue commerçante, j'ai mis exactement dix minutes pour me trouver une veste courte pour aller avec ma jupe, le tout pour moins de cinquante euros, qui dit mieux dans une ville inconnue? Le mariage par contre, un peu bof. Le fait que ce soit notre première invitation à un mariage musulman rendait les choses plus intéressantes (genre le coup de l'eau de Cologne à l'entrée, on ne s'y attendait pas trop) mais par contre, la musique à nonante ou cent décibels (oui, je sais, ça fait une sacrée différence vu que c'est une courbe exponentielle, mais bon, j'avais pas de sonomètre avec moi non plus) tout du long, c'était vraiment de trop. On a donc passé pas mal de temps dehors, ce qui, en octobre, n'est quand même pas super confortable. Du coup, on a pas fait long et je dois dire que j'étais soulagée de me retrouver au chaud et au calme à l'hôtel. La bonne surprise de ce week-end là, ça a été le petit déjeuné de l'hôtel, impeccable dans son genre, et l'émission de radio entendue sur la route du retour, une interview de Gisèle Halimi passionnante, il en faut peu pour être heureux des fois.

Il y a eu aussi un concert en terre voisine d'un type un peu fou qui en a eu marre de déplacer trop de gens et de matériel et qui a donc décidé de faire une tournée avec juste deux ukulélés. En vrai, y'a quand même aussi une mandoline, un harmonica et une flûte à bec, comme quoi, sans rien, c'est pas si simple. Très agréable soirée et très rigolo de voir que le public est très réactif malgré un artiste qui, il faut bien le dire, ne déborde pas d'énergie sur scène puisque, à part 2 minutes de St-Jeannaise (ceux qui connaissent comprendront), le jeu de scène consiste à s'asseoir doucement et à se relever péniblement. Et non, je ne suis pas allée voir Henri Salvador. Sinon, le théâtre dans lequel avait lieu le concert est un chouette endroit, j'espère que j'y retournerai et au moins la prochaine fois, si j'y retourne en voiture, je saurai comment ça marche pour se parquer, parce que là, j'avais rien pigé moi. A noter que l'ami Cego n'a pas arrêté de me faire du genou pendant le souper, mais faut croire que ce n'était pas de sa faute, il n'a pas recommencé pendant le concert.

Dans la catégorie "problème d'intendance", mon magnétoscope, pourtant fidèle depuis de longues années, a montré dernièrement des signes de fatigue, il a la courroie qui patine, le pauvre. Je me suis d'abord dit : "bof, ça doit plus rien valoir du tout ce genre de truc, on remplace et basta". Sauf que, c'est le défaut des technologies obsolètes, quand ça redevient rare, ça redevient cher. Ou plutôt, on te le colle avec d'autres bidules (genre un lecteur DVD) et hop, deux cents balles de plus sur la facture. Du coup, je me suis dit "boarf, les parents en ont un qu'ils n'utilisent plus, ils seront sûrement d'accord pour me le donner". Sauf que, effectivement, ils ne l'utilisent pas, mais c'est entre autre parce que le truc ne marche plus qu'à moitié, un problème de pignon dans le système d'entrée/sortie de la cassette, dixit papa. Un peu refroidie, je me dis "je vais demandé au frangin, il en a peut-être un qui traîne dans un coin". Le frangin me confirme bien que oui, y'en a un qui traîne mais bon, la dernière fois, le bidule à bouffé la cassette et refusé de la rendre, mais c'était la première fois que ça arrivait, promis". Voilà voilà… la solution de remplacement en prend un méchant coup dans l'aile, là, quand même. Du coup, je me dis :"mais que n'y ais-je point pensé avant, à bas la cassette VHS, vive le DVD et sa gamme de graveurs de salon tous jolis". Un petit tour sur le net plus tard, mon engouement pour la nouvelle technologie est retombé d'un cran, c'est beau, certes, mais c'est pas donné. Rien ou presque à moins de trois cents francs, glups. Bon, ben ce sera comme cadeau de noël alors, en espérant que le magnétoscope tienne jusque là. Sur cette réflexion, je file chercher mon chéri pour notre expédition mensuelle en France. Dans la voiture, on parle du problème et il me dit que un, il avait pensé à la solution graveur depuis longtemps (comme quoi, il n'est pas si lent qu'il le prétend, à moins que ce soit moi qui aie du soucis à me faire) et deux, il a vu par hasard que dans le magasin français où l'on va, y'a justement une promo sur un graveur à cent vingt-neuf euros, soit moins de deux cents francs, quelle aubaine. Sitôt dit, sitôt fait, ou presque (le temps de trouver un vendeur, pas si facile, parce qu'il n'y en avait plus en rayon, de graveur, pas de vendeur, quoique). Les caractéristiques techniques sont correctes, même si forcément on peut toujours trouver mieux pour plus cher, mais on ne cherche pas une rolls non plus. Et puis on passe à la caisse. Et là, on réalise que le magasin, juste ce jour là, fait une offre qui met plein de sous sur la carte machin, oh ben tiens, le hasard fait encore une fois bien les choses. Et comme on en a forcément pour des sous entre les courses habituelles et le nouveau bidule, on passe aussi à la détaxe, on ne va pas payer deux fois plus de TVA juste pour le plaisir, comme on peut récupérer la différence, on va se gêner. Au final, entre la promo sur l'appareil, la promo générale "plus tu achètes, plus tu gagnes" et la détaxe, le graveur nous revient à… environ trente euros… Et ce n'était même pas prémédité, c'est sûrement un signe que le temps était venu pour nous d'abandonner la VHS, amen. Bon, depuis, j'ai renchéri un peu le bilan financier du bidule, le hic des modèles pas cher, c'est que la connectique proposée est minimum. Et vu le prix d'un câble péritel ou S-vidéo (pire) on comprend vite pourquoi.

Le lendemain, on avait rendez-vous avec Cego dans un train pour aller un peu plus à l'est, encore un peu plus à l'est. Sur le quai même, on s'aperçoit qu'en fait, point n'est besoin de changer à la gare suivante, si Cego veut bien descendre de son train là, on peut prendre le bon juste de l'autre côté du quai. Quand on sait qu'on a eu un peu de mal à trouver l'horaire et l'itinéraire, c'était la preuve que décidément, on ne peut pas penser à tout. Et au passage, pas merci le site des CFF qui met en ligne parfois des horaires fantaisies où quand on leur écrit pour demander pourquoi y'a pas tel train, ils répondent "ben non, c'est faux, c'est les horaires habituels" (vérification faite plus tard, l'information erronée n'a pas bougée). Comme on va très à l'est, on a déjà bien le temps de discuter dans le train, comme à notre habitude. Une fois sur place, on constate que malheureusement, la météo n'est vraiment pas terrible, aurait-on grillé toute notre chance sur le DVD?. Et aussi que vu l'heure, on ferait bien de se trouver un resto histoire de grignoter un truc. Première bataille avec l'idiome locale, heureusement qu'ils ont sous-titrés en anglais. Pas de problème pour la commande, Cego et moi, on assure à mort en allemand de base. Ceci dit, le serveur en nous souhaitant bon appétit nous rappelle que c'est pas exactement l'allemand la base dans le coin, mais plutôt le dialecte. Après cette indispensable pause, je repère l'hôtel sur la carte et on s'y rend pour déposer nos affaires. Première impression mitigée, quand le personnel voit des gens errer dans le hall, ils ne se bougent pas de cinq mètres pour demander si on veut quelque chose. Petit détail qui tue, on nous demande notre date de naissance pour la fiche d'hôtel, in petto je me demande s'il faut être majeur pour avoir droit à une chambre double.

Débarrassés de nos sacs, on part en ville le nez en l'air. Alors vraiment, St Gall, c'est très joli, très propret et peut-être, en vieille ville en tout cas, un poil trop chargé, il y a des décorations sur presque toutes les maisons. En venant, on avait décidé que comme il y avait deux choses que je voulais vraiment voir et que c'était les deux choses classées au patrimoine mondial et qu'à ce titre, les deux autres étaient intéressés aussi, on commencerait par ça. Direction l'abbaye du coup. Il faut avouer, le complexe abbatial, au bord de la vieille ville, en jette un max, même de l'extérieur et sous un ciel gris plomb. Et l'église en elle même est un chef d'œuvre du gothique flamboyant façon suisse allemande pas loin de l'Autriche. Il paraît qu'Einsiedeln c'est "pire" mais là, c'est déjà pas mal. Fresques monumentales au plafond, grille devant le cœur ultra ouvragée, moulures, peintures et sculptures en particulier sur bois à tous les étages. Et ça a beau être chargé version rococo, c'est si grand que ce n'est même pas lourd ou étouffant, juste assez…ébouriffant. Mais bon, ça reste une église, on a vite fait le tour au final. On ressort alors pour faire le tour du bâtiment. Sur le chemin de notre deuxième destination, on tombe sur le musée de l'art lapidaire. Honte à moi, je croyais que c'était juste la taille des pierres précieuses, en fait c'est la taille de la pierre en général. On décide d'aller voir et heureusement, il y a même des explications en français, ça aide. Malheureusement, la deuxième partie, une expo temporaire consacrée à l'histoire des arts autours de l'abbaye et particulièrement de l'art de la copie et de l'enluminure de manuscrits n'est qu'en allemand et c'est bien dommage, ça avait l'air très intéressant. Mais on se dit que des manuscrit, peut-être même des incunables, on va en voir plein plus loin, donc on ne s'attarde pas. On ressort donc pour se rendre au saint des saints (pour moi) la grande bibliothèque de l'abbaye, le deuxième site de l'UNESCO, le truc vieux, beau, plein de bois et de livres, le rêve quoi. Et la porte est… fermée… On a réussi à tomber pile pendant les deux semaines de fermeture annuelle, snif. Obligés d'y retourner. Mais la prochaine fois, en été hein, parce que quand même, ça caillait pas mal et pour les photos, le ciel bleu, c'est mieux que les nuages. Le cœur lourd (quoi je parle pour moi?) on retourne en ville et on se dit : "qu'à cela ne tienne (moui, hein), y'a un musée d'art, allons voir des toiles de maître, ça nous remontera le moral". Ben si, c'est comme ça, chacun son truc et la peinture classique fait partie du nôtre. Mais hélas, encore, le musée d'art (et d'histoire naturel) est bien dans la rue des musées (quelle sagouine celle là d'ailleurs, à se planquer comme ça derrière une alignée de façade de maisons) mais c'est de l'art moderne. Et le musée d'histoire naturelle pourrait être intéressant, mais il n'est étiqueté qu'en allemand, même pas un nom latin de bestiole pour moi, rien. Et pire, il y avait une expo temporaire sur la vache (si si) mais uniquement, là encore, en allemand, alors que ça avait l'air super intéressant, bon, ok, surtout pour moi qui bosse dans le purin en quelque sorte. Au moins, on a eu un verre de lait gratuit pour se consoler un peu. C'est donc tout de même un peu l'oreille basse après ces deux échecs que nous sommes retournés vers la ville. Un chocolat chaud plus tard, on s'est cherché un resto. Qui était très moyen, un truc était très très fort et l'autre, même si c'était bon, sentait l'urine pas fraîche à mon avis. Oui, je sais, dis comme ça, ça fait vraiment pas envie, mais bon, c'était pas si pire quand même. A l'hôtel, Cego nous a accompagné dans notre chambre pour une partie à tr… heu, je veux dire, pour nous remonter un peu le moral et c'est le cœur un peu plus léger qu'on s'est mis sous la couette, à l'allemande d'ailleurs, et croyez-moi, soit les allemands font tous moins d'un mètre soixante, soit ils n'ont rien compris au confort (à moins que ce soit la raison des chambres surchauffées, pas moyen de ne pas avoir les pieds qui dépassent avec ces trucs).

Le lendemain, après un réveil en douceur, petit déjeuné costaud (miam et remiam, du bircher, je suis fan) avant de partir pour le bord du lac de Constance. Mais la météo n'était pas de notre côté, arrivés à Rorschach, point de soleil, on avait plus qu'à chercher l'inspiration dans la forme des nuages. Après avoir jeté un œil aux deux églises du coin, pour moi seulement du dehors, je n'entre pas dans les églises le dimanche, je refuse ce jour là d'imposer mon mécréantisme profond aux croyants, on a les respects idiots que l'on veut, on a décidé que finalement, on allait tenter la halle d'art (traduction littérale) en ville. Parce que bon, le lac, c'est bien joli, mais sous la bruine par 3 degrés, on a voulu voir, on a vu, on est repartu. Une fois de retour à St-Gall, on a déniché sans peine la Kunsthalle mais oh surprise, malgré les horaires affichés sur la porte, c'était fermé. Tant pis, plus qu'à se saouler la gu… heu, se trouver un resto pour manger un truc tranquille avant de repartir. Bon, là, j'avoue, c'est ma faute, j'ai proposé à peu près le premier truc que je voyais et, manque de bol, c'était un espèce de self aux règles compliquées, le genre où même en français, je pense que ça n'aurait pas été clair. Alors en Suisse-allemand, débité en plus à la vitesse du "je l'ai déjà dit quarante fois aujourd'hui", c'était vraiment pas le top. Heureusement en fait que c'était non fumeurs et peu bruyant, c'était toujours ça de pris. Derniers pas en ville, la pluie s'y met, on est content tous de se retrouver au chaud dans le train. Dommage pour le week-end que le temps et quelques détails n'aient pas été à la hauteur mais tant pis, on reviendra en été, j'ai même déjà la carte. Et puis, les heures passées à papoter et à faire des jeux de mots absurdes n'ont pas été perdues, ça c'est sur.

Dis Cego, tu nous racontes la Saint-Gall et la fourmi pour nous endormir, s'iiiiil te plaiiit!

Posté par Lirriel à 18:05 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 octobre 2007

Au fil de l'eau

Sans se presser.

Dix jours de vacances viennent de passer, dieu que ce fut bon pour se laver un peu la tête. Il faut avouer, être sur un bateau, sur un canal et laisser le paysage défiler lentement autour de soi, baigné des lumières dorées de l'automne, c'est le pied. Bon, je déconseille aux hyperactifs, mais à vous, lecteurs assidus, rêveurs au long cours, les vacances sur les canaux, c'est le bonheur. C'est vrai aussi que le bateau de mes parents, grâce à leurs efforts assidus passés, présents et à venir (as-t-on jamais fini d'aménager un lieu de vie) est très confortable et ça, ça aide, le spartiate façon "deux semaines sous tente sous la pluie", j'ai déjà donné et je suis trop vieille pour ces conneries. M'enfin, que de belles heures vécues.

DSCN2228

Bon, bien sur, le hic avec ce genre de voyage, c'est qu'il faut commencer par se rendre au point de départ. Et là, mon point de ralliement était du côté de Reims, à St-Dizier pour être précis, quelques jours avant un affrontement relayé par la presse d'ailleurs. La première partie du trajet, pas de soucis, je connaissais déjà, fallait aller à Dijon d'abord et ça, j'avais déjà fait. Ensuite, changement de train dans une gare finalement pas si petite quand on trimbale de quoi lire pour dix jours, et même pas en format de poche, dommage. Surtout, première bouffée d'illogisme, les trucs pour composter les billets (ce que je ne peux pas faire en Suisse, ça n'existe pas chez nous, sauf pour les cartes spéciales multicourses et évidemment, c'est pas pareil) sont, non pas au bas des escaliers ou sur les quais, mais dans le hall d'entrée. Pas cool quand on a un sac lourd et qu'on ne fait que changer de train, sans passer par la case entrée, enfin, normalement. Mais bon, j'admets, tous les Français, et c'est quand même l'immense majorité, se foutent que les timbreuses soient à l'entrée. Après avoir 1, cherché le quai, 2 cherché la timbreuse, 3 cherché le wagon 1er classe, 4 m'être rendue à l'évidence, y'en avait pas, malgré le fait qu'il était annoncé à la réservation et enfin 5, m'être trouvé une place (dans un compartiment à l'ancienne), j'avoue, mon épaule était bleue et un peu (beaucoup) endolorie. En face de moi dans le compartiment, une petite jeune regardait partout autour d'un air un peu perdu. Impossible de lui donner un âge, au pif, je dirais seize ou dix-sept ans. Elle m'a demandé, très poliment, si elle était bien dans le bon train, (j'espère, sinon moi aussi je suis dans la mouise) et si les gares étaient annoncées, elle craignait apparemment de rater son arrêt. Comme je ne savais pas si le système de haut-parleurs fonctionnait, surtout que le chauffage, lui, semblait mal en point vu qu'il faisait environ trente degrés dans le wagon (après avoir regardé le bouton du chauffage de plus près, je penche toutefois plus pour une blague de potache que pour une panne, le truc était réglé sur le maximum, je parierais que dans les autres compartiments, c'était pareil), je lui ai dit de se fier plutôt à l'heure prévue d'arrivée, ça marche très bien en général, elle m'a alors avoué qu'elle voyageait seule pour la première fois et que du coup, elle n'était pas très rassurée. Ensuite, je me suis plongée dans mon bouquin. On a encore été rejointes par d'autres personnes, mais, détail amusant, il n'y avait que des femmes seules dans notre compartiment. Dont une un peu givrée d'ailleurs, on est jamais à l'abri. Ceci dit, ça me rassure toujours vaguement quand des gens à peu près normaux m'adressent la parole, je me sens moins l'allure d'une psychopathe. Bref, le reste du voyage a juste été long, mais si j'avais su, j'aurais mieux regardé le paysage vu que le canal et la voie étaient parallèles sur un bon bout du trajet. Enfin à destination, un peu plus de cinq heures après mon départ, j'ai retrouvé mes parents, tout contents de me voir et qui, ouf, avaient pris un bidule à roulettes pour transbahuter mon sac. Le port n'était pas loin mais pas très sympa, mais bon, on devait de toute façon repartir le lendemain matin, alors tant pis. Par contre, le resto dans lequel on est allé manger était très chouette.

DSCN2261

Dimanche, j'ai donc entamé ma première vraie journée sur le bateau. On est parti tranquille, vers neuf heures et demi. Et très vite, le quasi-marathon d'écluses a commencé. Nous étions sur le canal de la Marne à la Saône, qui longe la Marne pendant plus de la moitié de sa longueur. Le hic, c'est que ça grimpe, oh, pas beaucoup beaucoup, mais comme il est difficile de faire du bateau quand l'eau est en pente, ben faut des écluses pour rattraper le niveau. Et là, on montait et on est monté jusqu'au jeudi. Donc, j'ai appris à lancer une corde, dans l'idéal de manière à attraper un bollard histoire d'attacher le bateau, ce qui est le but, et de ne pas faire tomber la corde à l'eau, ce qui rend les choses plus désagréables, et un poil plus humiliantes, faut admettre. Quand on avait rejoint mes parents à Reims, on avait également passé une dizaine (ou une quinzaine, je sais plus) d'écluses, mais à la descente, c'est plus simple. Bref, avant la fin de la journée, on avait surnommé le canal "canal surréaliste" étant donné que chaque écluse, chaque arrêt pique-nique, chaque port nous réservait son lot de surprises, souvent mauvaises, surtout dans les écluses, et souvent totalement… surréalistes. En gros, imaginez un système (canaux, enfin, bief, et écluses) qui existe depuis longtemps (genre deux cent ans pour la plupart) et où, tout à coup, les gens chargés de décider des modalités de fonctionnement des choses n'ont visiblement jamais vu ni un bateau, ni une corde ni même une écluse de leur vie. Résultat? Les éclusiers (quand il en reste, l'automatisation galope) râlent, les mariniers (conducteurs de péniches) râlent et les plaisanciers… râlent. Ça marche mal, voir très mal, et c'est pas parti pour s'arranger. Tout cela est d'autant plus dommage que le paysage vu du canal est absolument magnifique, il y a quelques petits villages sympa comme tout bref, dommage que ces problèmes techniques gênent sur l'ensemble. Et cerise sur le gâteau de ce premier jour, on a rencontré deux bateaux qui, venant de la Saône, avaient décidé de faire demi-tour juste là. Et vu la stupidité des écluses (pas assez de bollards pour s'attacher), on ne passe pas à trois bateaux dans la même écluse en même temps, heureusement, ils ont finalement accepté de partir après nous. Bon, c'est vrai, il en aurait fallu plus pour gâcher mes vacances, mais tout de même, avec une écluse tous les neuf-cent mètres environ sur certains tronçons, quand les écluses sont stupides, ça vire gonflant, façon bourdonnement de moustique. Heureusement, on l'a souvent plus pris à la rigolade, allant même jusqu'au fou-rire devant les cas les plus improbables, qui parfois étaient plus les éclusiers que les écluses d'ailleurs. Ceci dit, le plus important a tout de même été que la météo, contrairement aux prévisions, était plus que clémente. Au final, nous n'avons eu qu'une seule journée de pluie qui suivait une nuit agrémentée d'un gros orage qui m'a réveillé à trois heures du mat', le rat. Le soir avant, il faisait pourtant encore grand beau quand nous avons vu passer les deux "demi-touristes" qui, pourtant, nous avaient bien qu'ils s'arrêteraient tôt dans la journée. Le matin, j'ai donc du mettre des bottes pour aller chercher le pain au village et c'est là que j'ai réalisé que je n'avais aucune veste étanche à capuchon, même à la maison. Heureusement, la pluie n'a pas duré et nous n'avons navigué que sous une vague bruine. Par contre, une fois arrivé à notre étape du jour, en plus par hasard il s'agissait de la plus courte de la semaine, ça nous a poussé à faire un saut à l'intersort (Harry power, huhu) qui était dans le même bâtiment qu'un gros centre de chez le fabricant de char, ou presque. Et là, miracle, j'ai trouvé une veste parfaite, bonne taille, chouette couleur en cinq minutes chrono et soldée moitié prix, elle est pas belle la vie? Bon, par contre, j'ai un peu épuisé notre facteur chance sur ce coup là. Parce que dès le soir, alors qu'on démarrait un barbeuk autant pour finir le charbon que pour pas cuire de l'agneau dans un espace clos de quelques dizaines de mètres carrés (tout le bateau), il s'est mis à pleuvoir à nouveau (comme pendant notre dîner ceci dit, et ça, c'était avant la veste). Et puis, des gens des deux bateaux qui déjà nous avaient piqué les dernières places sur le quai, sont venu nous dire qu'ils partaient à la même heure que nous le lendemain, alors qu'ils nous avaient d'abord dit qu'ils resteraient un jour ou deux à cet endroit (on les a "croisé" jusqu'à la Saône, et pas une fois ils n'ont fait ce qu'ils avaient annoncé, bizarre). Ensuite, une péniche est passée à côté de nous, ce qui est embêtant, les mariniers ayant la priorité absolue, impossible de les dépasser dans le canal, même si normalement, on va deux fois plus vite qu'eux. Mais bon, comme eux ont le droit à des journées plus longues, puisque oui, y'a des horaires d'ouvertures sur les écluses, on s'est dit que ça irait. Jusqu'à ce que, le lendemain matin, alors qu'on petit déjeunait, une autre péniche ne nous dépasse… cette fois, impossible de ne pas la rattraper, elle était chargée et donc naviguait entre trois et quatre km/h alors que notre vitesse de croisière à nous est entre huit et neuf km/h (bon, c'est vrai, c'est mal, c'est limité à 6 normalement, mais comme on fait très peu de vagues même à 8, on se permet, et on est pas les seuls). Du coup, on a fait les deux jours suivant à un rythme encore plus tranquille, parce que "danser" pendant un quart d'heure ou vingt minute devant une écluse en attendant que la péniche en sorte et que l'écluse se vide, c'est non seulement ennuyant mais c'est aussi mauvais pour le bateau parce qu'on manœuvre beaucoup et qu'on fait subir un stress mécanique au moteur et au gouvernail. Donc, en général, on rattrapait la péniche vers midi, on s'arrêtait pour manger (elle, elle continue, nous, on a l'obligation de s'arrêter pendant la pause des éclusiers) et donc elle prenait une heure et demi d'avance et comme ça, on la rattrapait à une ou deux écluses de notre port-étape du soir. En tout, mon père a estimé qu'on a perdu un jour à se traîner comme ça. Mais comme on était pas pressé, c'était juste un peu énervant sur le moment, sans plus.

DSCN2300

Le jeudi, la péniche avait pris de l'avance et nous, on s'est lancé dans la partie "bief de partage des eaux". Au programme, un tunnel (si si, en bateau) et une chaîne d'écluses à la sortie. Alors le tunnel, ça peut paraître super dit comme ça, un peu comme quand le canal (et donc nous) passe par-dessus un fleuve sur un grand pont mais en réalité, c'est très humide (il nous pleut dessus), très froid (alors qu'il faisait grand beau et vingt-deux environ ce jour là), très long (quatre kilomètres et demi pour celui là, à sept km/h environ) assez sombre malgré les néons et franchement, pas passionnant pour deux ronds. On s'est donc mis de la musique bien fort et on a attendu que ça passe. Quant à la chaîne d'écluses qui suivait, on était un peu inquiet vu les précédentes, mais en fait, elles étaient réglées impeccable, ça a marché tout seul. Toutefois, heureusement pour nous qu'on la fait (la chaîne) à la descente, parce qu'à la monté, on n'a toujours pas compris comment on peut s'attacher, le marnage (la différence écluse vide/écluse pleine) est de cinq mètres cinquante, il est donc exclu de lancer les cordes dans ce cas là. Seule solution, monter l'échelle qui se trouve… en face des perches permettant de déclencher la fermeture des portes et l'ouverture des volets pour remplir ou vider l'écluse. Bref, stupide (faut faire tout le tour de l'écluse) une fois de plus, mais là, nous, ça nous a pas gênés. Après cette longue journée, on a trouvé un des plus jolis endroits de la semaine pour s'arrêter et on était tout seuls, bonheur. Bon, y'avait ni électricité ni eau, mais comme on a des réservoirs et des batteries, on s'en fichait. Et l'épicerie boulangerie du coin était fermée pour vacances, heureusement qu'on nous avait prévenu dans une écluse précédente. Par contre, ça a marqué et la fin des écluses bien réglées et la fin des petits coins sympas pour s'arrêter. La fin du canal jusqu'à la Saône était toujours aussi belle, mais les arrêts sont devenus aussi rares que mal foutus et les écluses de plus en plus merdiques, on a même eu trois pannes sur des automatiques, y'avait vraiment que les manuelles qui fonctionnaient bien, mais au lieu d'avoir un éclusier qui nous suivait sur une dizaine d'écluses, là, y'en avait quasi un par écluse, pas tout compris à la "rationalisation" moi.

DSCN2309

Et puis, tout à coup, devant nous, le canal était "bouché" par une berge. Il débouchait dans une dérivation de la Saône, à 90 degrés. Une dernière écluse, en panne, ben voyons et nous étions sur la rivière. C'est encore plus beau, plus large, avec de l'eau plus claire, vraiment magnifique. Et notre étape du soir était tout près, dans un petit village pas trop mal, avec même une épicerie encore ouverte et une boulangerie pas loin du port. Et surtout, un bon restaurant à, oh, au moins vingt mètres de notre point d'amarrage. Mes parents y avaient soupé exactement trois mois auparavant, à un jour près, lors de leur départ. L'inattendu, c'est qu'entre deux, le resto avait changé de main. On savait qu'avant, on y mangeait bien, mais là? en plus, quand on a commandé, la serveuse (la patronne en l'occurrence) nous a dit que le grill était en panne, donc que notre viande serait faite à la poêle, malgré l'inscription sur la carte. Et quand on a voulu des frites, là aussi, friteuse en panne, donc pommes de terre sautées à la place. Bon, ben, essayons. On a reçu nos assiettes, c'était absolument délicieux (viande fondante, cuisson parfaite et différence de cuisson visible entre à point et bien cuit) mais… pas de légumes avec. On a donc demandé si on pouvait avoir quelque chose et là, la serveuse s'est carrément pointée avec un saladier, comme à la maison. C'était absolument parfait, miam! Le lendemain, c'est l'ombre persistante sur notre place d'amarrage qui nous a poussés à partir. On a fait le trajet jusqu'à Grey, la ville la plus proche, très tranquillement, parce que nous remontions la Saône et que, y'a pas à tortiller, y'a du courant, même s'il y en a peu et aussi parce que l'étape du jour étant courte, autant profiter un max du paysage. Et effectivement, c'était absolument magnifique. Une fois arrivés en ville, on a un peu visiter, mais franchement, il n'y avait pas grand chose à voir. Bon, c'est vrai aussi que le dimanche, c'est forcément un peu mort, mais quand même, le nombre de commerces et de maisons à vendre ou à louer était frappant. Enfin, le lendemain, on est parti dans un brouillard persistant pour notre dernière étape. C'est là aussi qu'on a apprécié que j'aie pris deux jours de vacances supplémentaires, on y serait arrivé sans ça, mais on aurait du stresser alors que là, c'était agréablement tranquille. Une dernière écluse bien haute pour terminer et on a pu s'amarrer pour l'hiver puisque nous étions arrivés à la "base" du bateau. Un petit port sympa, tout refait à neuf, tout à fait confortable. Après quelques galères (et surtout quatre essais) on a même trouvé un resto ouvert le lundi soir, hôtel oblige. C'était assez surréaliste d'ailleurs, cette salle au trois-quarts vide en haut d'une tour verre et acier au milieu d'un petit bled paumé. Finalement, ça a clôturé à merveille notre périple sur le canal du même genre. Le lendemain, on a tranquillement fait les bagages et on est rentrés à la maison prendre une bonne douche, parce que oui, y'en a une qui marche très bien sur le bateau, mais vu que même moi je touche le plafond (et je suis la plus petite de la famille) on peut pas dire que ce soit tout à fait pareil. Il me reste des images plein la tête, même si j'avoue que les petits matins à quinze degrés avec quatre-vingt pourcent d'humidité (l'idéal est aux environ de cinquante, là y'a carrément des gouttes d'eau qui se forment sur toutes les surfaces froides, genre les fenêtres) ça ne me manquera pas, surtout au moment d'enfiler son jean pour s'habiller, froid et humide, qui dit mieux.

N'empêche, je veux repartiiiiiiir !!!!!!!!

DSCN2423

Posté par Lirriel à 17:27 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 septembre 2007

Que dire…

Tout en le disant longuement, bien sur (c'est un blog ici non?).

Que j'aime un peu trop les points de suspension par exemple, ça m'énerve moi-même, c'est dire (tiens tiens). Que j'ai pas écris depuis un mois et demi? Certes, mais rien de vraiment nouveau là-dedans, le rythme s'est nettement calmé depuis un an ou deux maintenant. Que tout à déjà été raconté par Abe ou Cego, ou les deux? C'est vrai mais d'après Maz, c'est pas une excuse ça, donc acte.

Si je compte bien, j'en étais restée à Ballenberg, mon dieu que le temps passe vite. Déjà le souvenir n'est plus très frais et ma mémoire de poisson rouge n'aide pas. Alors ambiance : une très bonne journée, bien remplie, avec des surprises plus ou moins bonnes genre le bouchon sur l'autoroute, et oui, je sais, c'est ma faute si on a pris la voiture, ou meilleure avec l'animation en cours dans tous le musée et un mariage croisé par hasard. Se marier au musée, quelle frime quand même. Bon, faut dire aussi que le site s'y prête, c'est très joli, bien aménagé et surtout, très grand et en plein air. On a fait pratiquement tout le tour d'ailleurs, ce qui représente pas mal de marche au final. Et partout, des découvertes ou des souvenirs. Comme ces bonbons ramenés de l'apotheke (pharmacie) à l'ancienne que je savoure encore, avec juste un de temps en temps, pour faire durer. Quelques impressions remontées de la première visite du site, quand j'étais petite avec mes parents. Mais étonnamment, presque rien de mon deuxième passage quand j'avais dix-sept ou dix-huit ans, question de compagnie peut-être. Ce qui est sur, c'est que l'idée et le concept du musée sont originaux et que la météo était parfaite pour la visite ce jour là. Et donc, tous les trois, on est rentré contents, les appareils gavés de photos. Et moi j'avoue, d'autant plus contente que mon mal de ventre du matin n'ait eu aucune conséquences durant la journée.

Après ça, il y a eu un week-end chez Ondine, où on a commencé direct pas une sélection de bêtisiers sortis tout droits des DVD de séries, j'étais pas là depuis une heure que j'avais déjà mal aux pommettes. Ça, c'était le vendredi soir, contrairement à d'habitude où j'y vais le samedi midi, là, j'avais décalé pour pouvoir aller à l'anniversaire d'Hélène le dimanche. Le samedi, j'ai réussi à convaincre Ondine de se bouger un peu, on est donc allé faire un tour à l'arboretum d'Aubonne. Il faisait ce jour là une vraie température estivale, j'ai donc un peu râlé intérieurement (c'est moi qui avait proposé la visite) en voyant que le, ou plutôt les vallons de l'arboretum sont tout sauf plat. Effectivement, on a eu chaud, très chaud même en grimpant les versants où sont exposées les collections. N'empêche, on a passé un bon moment à délirer sur les Pinus, ou Tillia, ou Acer, ou Prunus "nonetiquettus". Normalement, chaque arbre doit comporter une étiquette avec le genre, l'espèce et la variété si besoin (son nom précis quoi) plus l'endroit d'où il vient. Malheureusement, par manque de moyens sans doute, beaucoup d'étiquettes ont disparues, ce qui ne gêne probablement pas une bonne partie des visiteurs (si je vous dit "je sais pas si c'est un Liriodendron tulipifera aureomarginatum ou aurea, pour vous, ça change pas grand chose si l'arbre est joli). Par contre, quand une architecte paysagiste et une amatrice de botanique passent devant un arbre intéressant mais non étiqueté, ça gêne. Parfois même pas mal, comme ce tilleul à feuilles géantes, j'aurais beaucoup aimé savoir d'où il venait moi. Mais à part ce désagrément finalement mineur, la visite a été très agréable. Quelques coins et recoins vraiment jolis, beaucoup de très beaux arbres à regarder et une collection d'échantillons de divers bois, exotiques ou non, petite certes mais vraiment intéressante. Ou comment découvrir que le bois de fusain, c'est très beau et que le poirier, décidément, c'est magnifique (et un peu plus facile à trouver en quantité suffisantes pour des meubles que le fusain, plus réputé pour donner des bâtonnets à dessin après calcination que pour ses gros troncs, ça reste un arbuste quand même). Et c'est donc contente quand même d'avoir bougé nos fesses qu'on a pris le chemin du retour, et on s'est même pas énervées dans le bouchon sur l'autoroute. Bon, par contre, un peu quand même en arrivant en ville (et en fait, déjà à l'aller) à cause des rues fermées à la circulation pour cause d'événement sportif (bon, ça, pourquoi pas) mais sans déviations mises en place. Bref, c'était pas évident de s'y retrouver dans ce bordel, d'autant que la ville en question n'est pas franchement un modèle de circulation et de signalisation déjà en temps normal. Heureusement pour moi, Ondine est une co-pilote épatante et on est quand même arrivées à bon port avec seulement un tourné sur route à notre actif. Je suis rentrée ce soir là dans mes pénates, après un bon souper et pas vraiment très tôt. Tant mieux en même temps, comme ça la route était plutôt dégagée.

Le lendemain, je suis passée cherchez Romane et Raphaëlle (une autre copine de longue date qui fait partie de la bande de filles du mercredi) pour aller à l'anniversaire d'Hélène. On a eu un peu de mal à trouver, c'était une petite cabane un peu paumée en pleine cambrousse faut dire. Mais une fois à bon port, quelle bonne surprise! Un endroit magique, entouré d'arbres (y'avait plein de trembles, mes préférés!) et très bien équipé. En plus, la météo était de la partie car, malgré un léger voile, le soleil a brillé la plupart du temps et il faisait bon dehors, assis autour de grandes tables à manger des grillades. Nous étions une petite trentaine je crois et vraiment, l'après-midi s'est très agréablement déroulée. Beaucoup sont partis entre quatre et cinq, mais comme nous n'étions pas si loin (et que les deux autres dépendaient un peu de moi pour rentrer aussi) et pas si pressées, on est resté pour aider Hélène est son mari à ranger. L'occasion de quelques fous-rires avec ledit mari qui n'a pas sa langue dans sa poche. Depuis, j'ai appris que la tension quand même perceptible chez lui (et un peu chez Hélène aussi) n'était pas due qu'à son boulot à lui, pourvu que la suite se passe bien pour eux, ils méritent vraiment d'avoir la famille dont ils rêvent.

Le week-end suivant, on a pris le train pour quatre jours de break en compagnie de mes Parents. On devait aller les rejoindre sur leur chemin pour Paris, le hic étant toujours de trouver un point de convergence train-canal pas trop difficile d'accès pour les un et les autres. Rendez-vous était pris cette fois à Reims, cité des sacres des rois de France (enfin, d'une bonne partie d'entre eux en tout cas). Durant la première partie du voyage, on a eu (moi surtout) quelques inquiétudes. Ça a commencé par une info entendue par hasard (et pas clairement) à la radio qui disait "problèmes sur le réseau ferroviaire, les trains entre x et y circulent avec une demi-heure de retard". Bon, déjà, on y passe par x et y ou pas? ben… oui, zut! Une fois dans notre train à destination de Bâle, on a très vite été mis au parfum. Les trains ne circulaient carrément plus sur la voie normale à cause des inondations, notre train n'allait pas plus loin que la ville suivante. Il fallait changer d'itinéraire, sauf qu'on ne connaissait pas, du coup, les horaires des correspondances. Un peu gasp, vu que si à la limite, le régional entre Bâle et Strasbourg nous attendrait probablement, le TGV Est, lui par contre n'attendrait certainement pas. Au final, on s'est juste tapé deux changements supplémentaires mais, coup de bol, le nouvel itinéraire jouait si bien qu'on est même arrivé deux minutes plus tôt que l'horaire prévu à Bâle, gros soulagement. Mais il était dit que notre voyage ne serait pas sans surprises, le TGV a été victime d'une panne, on a pris un retard de vingt bonnes minutes et du coup, la navette pour Reims (oui parce que le TGV Est ne passe pas à Reims, mais dans une gare construite au milieu de nul part juste pour la correspondance) a du attendre. Et moi qui pensais avoir le temps de prendre mon billet tranquille, ben bernique. Heureusement, on pouvait le prendre auprès du contrôleur. Sauf que quand on lui a dit qu'on venait de Suisse, il a eu l'air étonné, il a tapoté son bidule électronique à billets, a dit (prétendu?) que ça marchait pas et nous a donc gracieusement offert le trajet, merci monsieur. À l'arrivée (avec pas mal de retard) on a retrouvé mes parents, encore plus en retard que nous pour avoir suivis les conseils de quelqu'un sur le chemin à prendre et les avoir mal compris. Au passage, le TGV tout neuf, c'est pas mieux que l'ancien et même finalement question confort, c'est presque moins bien. Et aussi, si je tenais l'architecte de "la gare paumée en pleine cambrousse", je lui expliquerais ma façon de penser sur les sols en faux marbre (déjà quel goût) mais surtout poli miroir. Je sais pas si "voyageurs interprétant contre leur gré Holiday on ice" c'est un concept, mais moi, j'ai pas aimé. Et puis, les leds bleues aux plafonds, une tous les dix centimètres, ça fait plus cheap que chic. Sans compter que faire une passerelle à la place d'un sous-voies, c'est beaucoup de marche en plus pour les usagers et que tant qu'à nous faire marcher, ils pourraient éviter les rampes étroites et raides et longues (on passe très en dessus de la voie). Bref, l'architecture moderne a décidément ses dérives, pour l'inconfort de tous parfois.

Après avoir posé notre paquetage dans le bateau, on est repartis dans la ville pour visiter un peu. La cathédrale était bien entendu au menu, l'incontournable. Pas mal du tout d'ailleurs, mais pas forcément la plus belle que j'aie vu. On a pas trop insisté sur le reste de la ville, tout était en travaux, apparemment dans l'idée de rendre le site plus attrayant pour les touristes. Et puis, faut dire ce qui est, mon papa ne peux plus marcher trop longtemps sinon il souffre. Il est loin le temps où lui devant, nous derrière nous tentions des "t'as pas faim? T'as pas soif? T'as pas envie de t'asseoir un moment pour admirer la vue" pour qu'il s'arrête un peu de marcher et nous aussi par la même occasion. Après un passage au bateau pour l'apéro (au champagne, c'était l'anniversaire de ma maman), retour en ville pour manger. C'est toujours difficile de trouver un bon resto quand on ne connaît pas le coin, faut bien tomber. La c'était couci-couça, on a mangé correctement mais les écrans géants partout autour et la lumière rouge ne nous ont pas incités à prolonger.

Le lendemain, départ pour Soisson, ou plutôt, pour l'étape avant Soisson. Pas fâché de quitter le port de Reims d'ailleurs, au milieu d'un échangeur routier, on a connu plus calme. Jolie navigation malgré le temps plutôt gris et un peu frais (notamment à cause du courant d'air généré par l'avancement du bateau), j'ai redécouvert le plaisir de glisser gentiment au fil de l'eau. Et heureusement, les écluses sont automatiques, pas besoin de mouliner à la main pour "bassiner" (monter ou descendre dans l'écluse). On a eu la chance le soir de trouver un petit port près (enfin, pas trop loin) d'un petit village avec boulangerie et même épicerie ouverte. C'était très calme là par contre. On a pu se faire une grillade et manger au soleil grâce à une éclaircie qui est arrivée fort à propos. Le dimanche matin, après une nouvelle expédition à la boulangerie pour ramener les croissants et du pain frais (et des chouquettes, cadeau de la boulangère) on a tranquillement "mit les voiles" en direction de Soisson. Là aussi, météo changeante mais au final, suffisamment dégagée pour que je prenne un coup de soleil sur le nez. Une fois arrivés, on est partis le nez en l'air à la découverte de Soissons. Ben franchement, si un jour vous passez dans le coin, prennez le temps d'aller vous y balader une heure ou deux, ça mérite le coup d'œil. Bien sur, la ville a été en grande partie reconstruite après guerre et ça manque donc un peu de vrai centre façon médiéval, mais y'a de quoi voir quand même. Plein de genre architecturaux dans des mélanges surprenants comme un bout de rue façon Londres, briques rouges et tout avec en face une bâtisse version Paris XVIIIème siècle par ex, et un peu plus loin, une façade avec des mosaïques orientalisantes. Et puis, des petites places, des grandes cours, beaucoup de jardin. Et des églises, pleins. Et puis, dominant la ville, à côté d'un truc militaire, l'église la plus surprenante que j'aie jamais vue. On montait tranquillement une rue gentiment en pente pour trouver "la" fameuse église indiquée par plein de panneaux quand on a commencé à en voir vraiment les flèches. Puis la façade, enfin, le côté du portique d'entrée. Et c'est en voyant se dévoilé petit à petit le monument que tout à coup, j'ai réalisé qu'il n'y avait que ça, un portique, avec les flèches bien sur, mais sans le bâtiment derrière. Et effectivement, vu de devant, c'est frappant, les grandes arches de pierres finement sculptées ouvrent… sur rien. Et d'autant plus rien qu'on est au sommet de la colline, on ne voit donc aucun bâtiment, juste l'herbe de la place et le ciel. La place de l'habituelle rosace en vitrail est vide, œil rond bleu et nuageux. Paraît que le cœur, le transept, bref, tout le reste de l'église (la cathédrale en fait je crois) a été démonté pour récupérer les pierres. Étrange, mais finalement, cette église ouvrant sur le ciel avait quelque chose de plus mystique que bien des bâtiments sacrés, après tout, quoi de plus à propos qu'une porte sur le royaume des cieux.

Le soir, l'a fallu galérer un peu pour trouver un restaurant, le dimanche, la majorité d'entre eux sont fermé. Mais heureusement, le seul ouvert de la ville (d'après la gentille dame du port) n'était pas loin et tout à fait correct. Encore une fois, on a trop mangé (on a passé littéralement quatre jours à manger, entre grignotages, petits déj copieux, dîners bien garnis et soupers gargantuesques) et on est donc retourné au bateau un peu le ventre en avant. Le lendemain, il était déjà temps de rentrer, malheureusement. On a marché jusqu'à la gare (pensais pas que c'était si loin moi, pff) et hop, dans le train destination Paris. Là, mon chéri m'a accompagnée jusqu'à la gare de Lyon et j'ai pris seule mon TGV pour rentrer. Lui avait encore des jours de vacances et il en a profiter pour voir des potes sur Paris.

Après tout ça, y'a eu un ou deux week-end plus tranquilles quand même. Et puis, alors que la météo annonçait un samedi de beau et que surtout, dans notre coin, le lundi était chômé, on est allé se promener à Porrentruy. Je n'étais jamais entrée dans la ville, le mieux que j'avais fait là bas c'était un petit parc à la sortie de la ville. Sur place, on a eu la surprise de tomber sur un rallie scout, au moins deux ou trois troupes mélangées d'ailleurs, d'après les foulards. Sur plusieurs "postes", ils devaient passer des épreuves physiques, genre se battre avec des fausses épées en bois et mousse. Sur que ça mettait de l'animation en ville. Les groupes de touriste aussi d'ailleurs, on a du renoncer deux fois à entrer dans le musée qui nous intéressait parce qu'il y avait tout à coup beaucoup de monde. La ville est petite, mais très jolie, d'inspiration encore nettement médiévale. On a vu ce qu'on pouvait du château (y'a plein d'administrations dedans, impossible de visiter sans guide et l'office du tourisme est fermé le samedi après-midi, si si) et des rues autour. On a aussi fait un tour par le jardin botanique, tout petit et mignon. Il est très réputé pour sa collection d'Iris entre autre, dommage que ce n'était pas du tout la saison de la floraison. On s'est arrêté mangé un truc dans un bistrot, mais on a pas fait le bon choix, c'était moyen et le service était super lent (paraît aussi que le petit coin était infréquentable, j'ai pas testé, ouf). L'après-midi, après le château, on a retenté le musée. La troisième tentative fut la bonne. C'était pas bien grand, mais sympa et plutôt bien fait. Et puis la personne à l'accueil a vraiment été adorable, grand sourire et plein d'explications données à l'entrée, très agréable. Le clou de la collection était sans aucun doute la pharmacie hospitalière (le musée a été construit pour faire un hôpital à l'époque, fin XVIIIème je crois) une pièce meublée sur mesure de grandes étagères en bois remplies de bocaux en verre ou porcelaine, à l'ancienne. Des graines, des fleurs, des racines, des huiles essentielles et des teintures, tout un monde principalement issu des plantes, c'était vraiment superbe. Fourbus après nos cinq heures de visite habituelles, on a pris le chemin du retour, tranquillement, en régional, même qu'initialement, on a eu du mal à croire qu'un régional aille si loin.

Depuis, rien de particulier. Un boulot en dent de scie avec par exemple une grosse grosse séance annoncée une semaine à l'avance alors qu'au moins deux jours étaient déjà bloqués pour autre chose et le reste du temps, rien ou presque. Marie qui va pas très fort, ses problèmes au taf ne s'arrangent pas. Un mariage annoncé. Le retour des parents programmé et avec ça, l'angoisse des résultats définitifs du traitement de papa qui se profilent. Une maison pleine de poils de chats et deux heures passées à passer l'aspirateur pour que tout soit presque dans le même état quatre jours après. Et puis et puis… Les vacances qui commencent dans cinq minutes. Demain, je rejoins mes parents sur les canaux, je ferai la dernière partie du voyage avec eux, pourvu qu'il ne fasse ni trop moche, ni trop froid mais de toute façon, ce sera les vacances quand même. Et puis, avec au moins cinq kilos de bouquins pris à la bibliothèque, je suis équipée pour parer à toute éventualité.

Hardi moussaillons, le temps du farniente et des écluses est de retour!

PS: une bise à Maz et à son locataire par la même occasion, smouitch

PPS : pas eu le temps de relire, désolée pour les fautes.

Posté par Lirriel à 16:35 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 août 2007

Y'a tant d'air dans ma tête

Qu'on peut y faire de l'avion...

Tiens, ça me plairait bien, de refaire un jour un tour en avion. C'est sûrement les photos passées par une copine qui a profité dernièrement du bon qu'on lui avait offert pour en faire un (de tour en avion) qui me font cet effet là.

J'ai l'impression d'être un peu déconnectée en ce moment. J'ai beau avoir des choses à faire et des gens à voir comme dirait l'autre, je vis un peu dans la seconde, mais souvent dans celle d'avant, ou celle d'après. Décalée quoi. Depuis que j'ai commencé les photos pour mon herbier perso (lien à droite), je m'aperçois que je regarde chaque plante, chaque arbre ou arbuste en me demandant "est-ce que je connais, si oui, c'est quoi le nom latin déjà, est-ce que ça ferait une bonne photo? Et cet arbre là, est-ce que je pourrais trouver un endroit où m'arrêter et un angle neutre?". Je me suis aussi surprise à compter le nombre d'espèces d'arbres que je reconnais depuis ma voiture. J'en reconnais une dizaine même à quatre-vingt kilomètres/heure, qui dit mieux. Avant-hier, j'ai profité d'un boulot à faire sur le terrain pour prendre le large en rentrant et passer par la montagne, histoire de m'offrire une petite pause sous forme de promenade. Appareil en main, j'ai fait à peine cinq cent mètres en trois quarts d'heure, qui a dit que je photographiais chaque brin d'herbe, hihi. N'empêche, j'ai adoré ça, même si j'ai trouvé frustrant de ne pas reconnaître plein de petites choses au bord du chemin. Et aujourd'hui, j'ai passé presque une heure le nez dans un bouquin à vérifier que c'est bien cette plante là, de cette espèce là, que j'ai prise en photo. Résultat, Lirriel 0 botanique 3, j'avais faux sur trois fleurs, la honte. Malgré ça, la satisfaction égotique quand on me dit que mes photos sont belles me poussera sans doute à continuer, à retrouver mon ancien niveau, ou au moins à essayer. Déjà je caresse l'idée d'entraîner Ondine dans une petite visite d'arboretum quand j'irai la voir la semaine prochaine.

J'ai vu Marie avant hier, ça faisait longtemps qu'on en avait plus eu l'occasion. À cause de son taf, on a eu une bonne heure et quart de retard sur l'horaire prévu. Chouette resto, conversation variée, elle m'a pas mal parlé de son taf et des affaires en cours, au point que je me suis demandée si parfois, elle ne dépassait pas un peu le cadre de ce qu'elle a le droit de dire. J'ai aussi eu un peu le sentiment que je n'arrivais plus complètement à me mettre en phase avec elle. Dans le sens ou j'ai eu l'impression qu'elle attendait quelque chose de moi et que je n'arrivais pas à le lui offrir, parce que je ne comprenais pas sa demande. Une soirée agréable quand même, malgré cette frustration latente. Le lendemain, j'ai dîné avec Romane et là par contre, aucun souci, mais on a pas mal parlé de moi, satisfaction narcissique peut-être?

C'est idiot, je pense souvent à des trucs en me disant "ben voilà, ça j'ai envie de l'écrire, de le fixer, de réfléchir à sa formulation" mais ce n'est pour ainsi dire jamais quand je suis devant mon écran. S'en est au point ou je me demande si ce n'est pas un acte manqué. Je pense à l'écrire, mais finalement, je n'en ai pas tellement envie puisque je ne me donne pas la possibilité de conserver l'idée quelque part. A moins que ce ne soit juste le deuxième effet kiss cool de ma mémoire de poisson rouge. Sitôt pensé, sitôt oublié, il sera bien temps de redécouvrir l'eau tiède la prochaine fois. Ah si tiens, l'autre jour je me disais que j'étais quand même bizarre, j'arrive à passer des heures à rêvasser sans m'ennuyer pour autant, mais j'ai horreur de l'impression de vide dans le court laps de temps qu'il me faut en sortant de mon bureau pour aller jusqu'à ma voiture, ce qui doit bien me prendre trois minutes, au moins. Comme si c'était trop court pour commencer à penser à quoi que ce soit. Comme si cet espace temps entre mon bureau/travail et ma voiture/privé était impropre à la réflexion, comme une extinction momentanée du cerveau, avant de redémarrer sur un autre mode. A peine si j'arrive à penser à ce que je vais faire à souper ou à ce que je dois acheter à la Migr', c'est dire. Ce qui est étrange, c'est que cet ennui là me semble différent de celui du boulot, dû à mon absence totale de motivation ou de celui que parfois je ressens à la maison, dû cette fois à ma flemme incommensurable, ou quand on préfère s'ennuyer plutôt que de bouger son cul, chacun son truc. En parlant d'ennui, encore une heure dix à tirer ici, pfff.

Ce week-end par contre, l'ennui ne sera pas au programme, le lapinou vient nous voir et on va aller visiter Ballenberg, un musée en plein air de l'architecture traditionnelle régionale. Plein de jolies fermes bien Suisses quoi. Je sens qu'il va falloir que je vide la carte mémoire de l'appareil photo et que je recharge les piles a fond avant de partir. Je me réjouis de samedi, j'espère qu'il y aura assez de soleil pour les photos.

Ah oui, et cette semaine, y'a eu la grande nouvelle du côté de Paris, ma Maz est en train de nous fabriquer l'héritier de la rdj, la relève est assurée comme ça au moins. Et donc, bravo ma Maz, félicitations, tous mes vœux et tout ça, je me réjouis de voir la bouille du futur bébémaz. Et aussi de savoir comment vous aller l'appeler, mais c'est pas pour te mettre la pression là, hein, loin de moi l'idée ;-). Gros bisous ma poulette, et pour fêter ça si tu veux, on peut te bricoler une photo de gens que tu détestes à mettre au fond de tes chiottes, comme ça, si t'as des nausées, au moins, ça servira à quelque chose, huhu.

Comment ça j'ai des idées bizarres? Moi? Jamais voyons!

Posté par Lirriel à 17:11 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4  5   Page suivante »