29 octobre 2008
Voyage troisième partie, USA nous voilà
Mardi matin, le réveil sonne à 5h, on décide de zapper le petit déj de 6h, on doit encore rendre la voiture et trouver où, quand, comment pour tout le reste. On trouve le chemin pour déposer la voiture, on la rend sans difficultés et après, on marche un demi-kilomètre dans le parking pour arriver à l'aéroport. On passe au check-in, je demande s'il y a une boîte aux lettres quelque part et je me fade toute la salle des check, aller-retour, pour en trouver une. Une fois les cartes expédiées, je retrouve Abe et on passe la douane. Ou plutôt, on tente de passer, mais on avait omis de nous dire que le papier qu'on nous avait remis au check, c'est là qu'on en aurait besoin. Tant pis, on fait comme tout le monde, on remplit ça où on peut, comme on peut, devant un employé heureusement compréhensif. On continue, toujours avec nos valises déjà étiquetées, et on se retrouve à l'immigration. Là encore, aucune indication de ce qu'il faut avoir rempli, ni de comment le remplir. Heureusement, une dame de la sécurité compatissante nous offre de nous installer sur un comptoir libre un peu plus loin. Mais évidemment, comme leur bidule n'est pas clair, je n'arrive pas à croire qu'on nous demande d'écrire trois fois la même chose. Et pourtant si, comme on le découvre une fois devant l'officier d'immigration, qui, grâce à dieu, est du genre patient. Après avoir pris nos empreintes (les deux index) et des photos, on nous laisse enfin continuer, et c'est là qu'on confie nos valises à un tapis roulant. Cette fois, c'est la sécurité qu'on doit passer et pour la première fois, on me demande d'enlever mes chaussures et on fouille mon sac à main. Enfin c'est l'attente, puis l'avion, puis Chicago, où nos bagages, contrairement à ce que l'on m'avait dit, font le transfert sans nous. Chicago où le mot grand est un peu petit, on ne voit qu'une toute petite partie et c'est déjà très fatigant. L'attente est longue et je tape sur mon palm le récit des deux derniers jours, soigneusement, et au moment où je veux enregistrer, fatal error, je perds tout ce que j'ai écris depuis plus d'une heure. Enfin, le deuxième vol est annoncé. Comme dans le premier, on a pas des places voisines, mais cette fois-ci, on n'échange pas et on fait le voyage chacun de son côté. Je suis contre une fenêtre au dernier rang, c'est bruyant, mais la vue est imprenable, j'en profite d'ailleurs pas mal. A 16h et des poussières, c'est l'arrivée. L'aéroport de Jacksonville n'est pas immense pour les USA, mais dieu, quelle place perdue! On retrouve nos valises puis on trouve l'agence de location de voiture, on se rend compte que comprendre l'anglais (enfin, l'américain, du sud même), c'est pas si facile, surtout quand on est fatigué. On pige quand même à peu près tout, avec à peine quelques répétitions, on va récupérer les clefs et on trouve la voiture sans trop de mal. En sortant de l'aéroport bien climatisé, premier contact avec le sud... diantre qu'il fait chaud! Un peu moins de deux heures de route plus tard, nous voilà à destination. S, le mari de Leila, nous accueille avec V, une jeune indo-allemande qui est là pour un an, Leila, elle, arrivera plus tard, elle m'avait prévenue. On s'installe donc un moment pour attendre, et on nous présente la chienne de la famille, à quelques jours ou heures de mettre bas, une petite chose toute mignonne. Leila arrive enfin et les retrouvailles se passent autour d'un plat de pâtes.
Mercredi, jour du rien. On nous a proposé mille choses à faire, mais on a commencé par se lever à 10h passé, et on a pris un day off, on a rien fait à part bouquiner, écrire sur nos palm et avoir chaud, il faut dire qu'il fait entre 28 et 30 degrés. On fait quand même une lessive, c'est l'activité de la journée, avant d'aller manger un vrai steak américain avec nos hôtes.
Jeudi, on se lève une fois de plus à une heure indue, inhabituelle pour nous, enfin, surtout pour Abe, faut dire qu'il est bien 11h passé quand on débarque au salon. Et là, surprise, la chienne a eu ses petits, durant la nuit, trois sont vivants et adorables, S nous dit qu'il y en a eu un quatrième, le premier arrivé, mais qu'il n'a pas survécu.
On passe un moment à regarder la mère s'en occuper puis on se décide à manger quelque chose. Vers deux heures, on part avec S rejoindre Leila à son boulot où elle prend une pause qui n'en est pas une pour nous présenter à deux de ses collègues, un qui est responsable des classes de foresterie et l'autre qui s'occupe du nouveau programme (il n'existe que depuis 3 ans) d'horticulture et de paysagisme. Autant dire que je suis un peu dans mon élément, même si, évidemment, les conditions et donc les variétés sont très différentes. Il me montre un super programme avec une fiche sur chaque plante et surtout, parfait pour les paysagistes, une entrée directe pour avoir les plantes par couleurs, ou taille, ou besoins de lumière. Il nous fait ensuite visiter sa serre, et explique qu'à cause des ouragans, ils n'utilisent jamais de verre pour ce genre de constructions, c'est bien trop dangereux. Il a un bananier en fruit et nous raconte que celui de l'an dernier n'a été mûr que le jour après le départ des étudiants pour les vacances de Noël et qu'il a du distribuer les fruits comme il pouvait aux collègues, il promet d'ailleurs que Leila en profitera si ça se reproduit. Dehors, il nous explique qu'il n'utilise aucun produits de traitement chimique sur les cultures, parce qu'il n'aime pas ça mais aussi à cause de l'école primaire qui est juste de l'autre côté de la clôture.
Je suis jalouse de voir que certaines plantes, que je ne connais que comme plantes d'intérieur, poussent librement dehors ici et que les callistemon donnent trois à quatre floraisons par an. Leila et S sont aux anges, ils repartent avec une vaudoise (enfin, c'est comme ça qu'on appelle ça ici, parce que c'est vert et blanc, sinon c'est un Chlorophytum), du romarin et un truc du coin, genre gros buisson ou arbre à très belles fleurs roses dont je n'ai pas retenu le nom. Ensuite, son collègue forestier nous montre des exemples des bébêtes du coin, quelques serpents (du coup Leila reste au dehors de la salle) et quelques insectes nuisibles, le même genre que le bostryche chez nous, sauf que là, ce sont les adultes plus que les larves qui posent problèmes.
Mais il est l'heure que chacun retourne à ses obligations, S, qui était parti chercher V à sa sortie de l'école, repasse nous prendre et on part pour un tour en ville. Je lui demande s'il connaît un endroit où je pourrais faire réparer mes lunettes de soleil, un des verres est tombé quand j'ai voulu les nettoyer. Le premier opticien est fermé, ce qui à l'air récent, alors il nous emmène dans wal mart, où s'en trouve un autre, qui me répare ça sans problème et gratuitement, cool. Là, on parle de grignoter un truc et c'est notre premier vrai malentendu, je parle de glaces en disant ice et il comprend cubes de glace, ou glace pillée, jusqu'a ce que je pige qu'on ne parle pas de la même chose et que je parle ice cream, et là, tout s'éclaire. Du coup, sur le chemin du retour, on commande des glaces dans un fast food, c'est tout à fait comme des soft ice, c'est pas mauvais.
Le soir, après une pause bouquinage dans le jardin, on nous emmène manger au Ryan's, c'est un buffet du genre "all you can eat", tu payes en entrant et après, tu prends ce que tu veux. Leila nous explique que la chaîne sous-paye ses employés et ne les formes à rien d'autre qu'une ou deux taches. Elle dit même que personne dans tout le truc n'a de qualification de cuistot, les employés suivent des recettes connues, point barre. Malgré tout cela, franchement, c'est plutôt bon, leurs gâteaux, genre le pecan pie, spécialité locale, la Géorgie étant le plus gros producteur mondial de noix de pécan si j'ai bien suivi, sont super par exemple. Le hic, c'est que c'est facile d'exagérer quand on peut manger ce qu'on veut et aller se resservir.
Vendredi, une fois de plus, on se lève tard et on part pour un "marathon" de rien. Leila rentre tôt du boulot pour une fois et je pars avec elle chez son coiffeur, elle a décidé de passer du long au court et de donner la mèche à une association qui fait des perruques pour les enfants malades. Après cet intermède, si on veut, on rentre attendre le retour de V, encore à l'école. Nos hôtes ont décidé de nous emmener à la plage, pour manger dans un resto du coin. On nous dit "on part dans 5 minutes" environ une heure avant le vrai départ. A cette occasion, on découvre la notion de "pas très loin" américaine, la plage se trouve tout près de l'aéroport où on a atterri quelques jours plus tôt, 2h40 aller-retour environ. Bon, c'est vrai que l'endroit est très joli, et que la plage est superbe dans le soleil couchant, mais franchement, à 5 dans une new beatle, c'est un peu loin quand même.

Après un très bon souper, on décide d'aller se promener un peu en ville. C'est bien chouette, mais en fait, il n'y a apparemment qu'une rue commerçante vraiment animée. Leila nous fait découvrir le caramel local, on prend chocolat pécan (très bon) et sirop d'érable pécan, qui a tout à fait le goût du caramel "dur". Bien content de notre chouette soirée, on rentre tranquillement, les 3 filles tassées à l'arrière. Leila et moi, on cause tout du long de choses et d'autres.
En ouvrant la porte en arrivant à la maison, une drôle d'odeur alerte Leila, en effet dans la cuisine, ça pique presque les yeux. La chienne a été malade, et pas qu'un peu, et comme elle est enfermée dans une petite cage avec les trois petits, les quatre ont "baigné" dedans, l'horreur. D'ailleurs, la pauvre bête, en plus d'être malade, a l'air d'être dégoûtée d'être dans cet état. Bien sur, tout de suite, c'est le branle-bas de combat, les quatre crépis finissent dans la baignoire fissa et S s'occupe de la cage. J'aide Leila qui d'abord rince les petits et me les passe puis lave la maman en profondeur. Sauf que pas de bol, celle-ci n'a pas fini d'être malade et elle en met partout. Leila râle mais fini de la rincer et commence ensuite de la sécher. S ayant fini avec la cage, elle lui passe la chienne emballée dans la serviette et s'occupe à nouveau des petits, qui puent carrément le vomi. On les lavera trois fois, très délicatement, ils n'ont que deux jours à peine, avant que l'odeur s'estompe suffisamment. Le tout dans une atmosphère super tendue puisqu'on ne sait pas si les petits vont survivre à cette double épreuve, et, à la mauvaise surprise de Leila, il n'y a pas de véto de garde la nuit. On craint même un moment pour la maman elle-même, qui n'en mène pas large. On finit par réunir la petite famille dans le gros carton qui a servi à la mise-bas. Premier soulagement, la maman reconnaît ses bébés, qui se mettent tout de suite à téter. S reste debout pour surveiller ce petit monde et sortir la mère si besoin. Il est aussi décidé qu'on ira bien à Savannah le lendemain, mais sans S, qui ira chez le véto avec la petite famille à quatre pattes.
Samedi, c'est un peu inquiet qu'on se lève, mais à part une nuit blanche pour S, tout va bien. On se met donc en route pour "la" ville du sud, qui se trouve être à 200 bornes au nord pour nous. On arrive à bon port en 2h environ et on trouve très vite le centre d'information touristique, qui nous fournit tout et même plus sur la ville.
(j'aime surtout les panneaux do not enter juste à côté)
On profite d'un service de bus gratuit qui nous amène aux portes de la vieille ville et on part, à pied, à la découverte de cette ville superbe. On tombe sur un premier square, puis un deuxième (paraît qu'il y en a 21 en tout), vraiment splendides. Comme on commence à avoir faim, on se déniche (enfin, je les amène à celui que j'avais vu en passant) un "subway", une chaîne de fast-food qui fait dans le sandwich. La commande est une sorte d'épreuve, la liste des possibilités est longue et tout est au choix, du type de pain à la garniture. Mais grâce à Leila, on finit par y arriver, et Abe s'en sort mieux que moi, avec nettement moins d'aide. On va s'installer au square pour manger et passé la surprise du pain mou, c'est très bon.

On se dirige ensuite vers le bord de l'eau et là, tout le quai est couvert d'échoppes diverses, il se trouve que par hasard on débarque ici le week-end de l'oktoberfest (with orchestre bavarois, cors des alpes (qui se demandent bien ce qu'ils font là) et saucisses grillées) et que c'est une bonne excuse pour que les commerçants sortent leurs échoppes. V, allemande d'origine, rigole de cette coïncidence.

Le quai prend un peu des airs de fête des vendanges, ça devient difficile de ne pas perdre de vue les trois autres. On hésite à prendre le bateau navette pour l'autre côté du chenal (pardon, de la Savannah river), mais on renonce, l'ambiance est sympa de ce côté, et de toute façon, on serait plein contre jour pour les photos. On se contente donc de marcher tranquillement le long du quai, V et Leila en profitent pour faire un peu de shopping et participent même à un truc pour gagner un t-shirt, qu'elles obtiennent, bien sur.

Arrivés au bout du quai, on remonte dans la ville où on marche un bon moment. On passe par de très jolies rues et un cimetière désaffecté depuis longtemps où sont enterrées les victimes d'une épidémie de fièvre jaune.
(rue typique)
Leila trouve l'endroit triste à pleurer (en même temps...), moi je trouve ça très beau, mélancolique certes, mais beau, avec le gris des tillandsias qui prennent leurs aises partout, jusque sur un ginkgo qui y gagne un côté romantique.
(ceci est un Ginkgo biloba avec un Tillandsia usneoides gris accroché dessus)
Une nouvelle longue et belle rue plus tard, on passe près de la cathédrale? collégiale? bref, l'église principale de la ville et on voit deux mariés se livrer à un petit jeu de cache-cache dans le parc en face, ce qui fait fondre les deux romantiques de la bande, à savoir V et Leila. 
Enfin on rejoint la voiture et Leila nous réserve un hôtel qui se trouve à à peine 15 miles de là. L'hôtel s'avère être une bonne surprise, à un prix raisonnable vu la qualité. Autre bonne surprise, il y a plusieurs "bonnes chaînes" de resto dans le coin. Après un détour chez wal mart pour acheter de quoi faire du sport aux 2 courageuses qui veulent tester le fitness de l'hôtel le lendemain matin, on se rend au craker barrel, un resto "bonne chaîne" donc. J'en profite d'ailleurs pour demander une liste, non exhaustive, des restos sympas. Et effectivement, on mange bien, un peu trop mais bien. Je paye pour tous, en galérant un peu parce que c'est à la caisse du magasin qui va avec le resto et non à table. Un petit tour dans le dit magasin, retour à l'hôtel et dodo pour tout le monde.
Dimanche matin, Leila cafte que malgré sa tenue toute neuve, V n'a pas trouvé le courage de se lever pour aller faire du sport. Et c'est même la dernière à venir s'asseoir autour de la table du petit déj. Au programme du jour, visite d'une "île" de la région, avec phare et plage à disposition. Tybee Island que ça s'appelle. 
Encore un très joli coin, le phare et son musée sont mignon comme tout. Le phare est d'ailleurs accessible jusqu'en haut. Abe et Leila refusent de monter pour cause de vertige, je fais taire le mien et accompagne V en haut des 178 marches. C'est très impressionnant une fois sur la passerelle circulaire, effectivement.

La montée est un peu éprouvante aussi au passage, et le vent fait de l'extérieur une sorte de test pour les gens qui ont le vertige. Je vois d'ailleurs plusieurs personnes refuser de sortir sur la passerelle, ce que je peux très bien comprendre, si ce n'est qu'à leur place, je me serais évité la montée. Enfin, le coup d'œil vaut vraiment la peine et je me régale bien, en rejetant soigneusement toute idée du vide sous mes pieds.

Une fois de retour en bas, je me fais gronder par Leila parce que j'ai laissé V seule en haut, faut dire que la coquine, montée après moi, m'a dit que je n'étais pas obligée de l'attendre. Heureusement que la "petite" (elle a 15 ans tout de même) nous rejoint en un seul morceau. Elle se fait remonter les bretelles et moi je m'en veux de ne pas avoir pensé aux responsabilités qui m'incombaient en temps qu'adulte, peut-être parce qu'elle a beau avoir la moitié de mon âge, j'ai de la peine à me sentir plus responsable qu'une ado visiblement intelligente et bien dans sa peau en plein séjour linguistique d'un an, ce que je n'aurais jamais eu le cran de faire à son âge. Après ce mini drame, on fait un tour dans le musée (les bouteilles de ketchup en vitrine comme résultat des fouilles archéologiques, ça m'éclate) qui est en fait une maison de gardien de phare rénovée façon début Xxème. Finalement, on rejoint Abe, resté hors du périmètre phare et musée. Leila décide qu'elle a envie d'aller un moment à la plage, ma foi, pourquoi pas. On grille donc une petite heure au soleil sur une très belle plage, je me mouille les pieds et les mollets autant que mes shorts me le permettent et elle est bonne.

Leila n'arrête pas de répéter que pendant qu'on crame gentiment en short et t-shirt, il neige en Suisse, enfin, c'est ce qu'a dit une copine sur facebook. A propos du livre de (dans?) ta face, Leila me tanne pour que je m'y inscrive, ça me gave, je n'ai pas envie, ce machin ne m'inspire aucune confiance, se dévoiler ainsi sur le net, c'est pas pour moi (hem). Sur la plage, Leila insiste pour me faire écouter des trucs, je suis moyen fan, 'fin, c'est beau, mais j'ai beaucoup de mal à suivre les paroles en anglais. Et après deux chansons émouvantes dont celle associée pour elle à son frère, elle insiste pour qu'on se couche (dans le sable, on s'en met partout, brrr) pour écouter "kissing you". C'est un peu trop "sur joué" pour moi cette version (l'originale?) et je me dit in petto que la version plus dépouillée entendue à la nouvelle star m'avait plus plu. La session sablée se termine et, pour changer, V a faim, on s'arrête donc faire le plein et s'acheter un truc à grignoter. On met V devant avec Abe qui conduit et Leila et moi, on papote derrière.
De retour à la maison, on s'attendrit un moment devant les puppies qui découvrent l'extérieur de la maison, enfin, de l'intérieur de leur cage, faut pas pousser. V rejoint des amis pour un church diner ou quelque chose du genre (fine mouche, elle se converti ici, baptême et tout et a droit à une party d'enfer (hem) pour ça) et après l'avoir déposée, on file au wal mart faire quelques courses pour le souper. Leila m'a convaincue que les coussins "autour de la nuque", c'est indispensable pour l'avion. Sauf qu'elle ne me laisse pas franchement le temps de me décider, et quand j'ai le malheur de remarquer qu'il n'y a pas de prix sur le modèle que je veux, c'est foutu, je n'ai plus l'occasion de faire valoir que je m'en fous, comme du fait qu'il a une fonction massage très probablement inutile. Bref, on fait le tour du magasin pour trouver tout ce qu'il faut pour cuisiner et je me dis que si on n'était pas allé "chez l'habitant" comme ça, on aurait jamais mis les pieds dans un magasin de cette manière. Comme Leila veut absolument que j'aie un coussin, elle nous amène dans deux autres magasins où elle est sûre qu'il y en a... sauf qu'en fait, non, y'a pas. Je finis par lui dire que j'en trouverai forcément à l'aéroport, histoire qu'on puisse rentrer, je commençais à me demander si elle n'allait pas nous ramener chez wal mart, à force.
(depuis le parking du wal mart ce soir là)
On rentre donc et on soupe tous les quatre, en parlant des possibilités que l'on a si on ne se sent pas d'aller à Key West le lendemain, parce que quand même, c'est loin. Nos hôtes ont mille idées, y'a plein de trucs à voir en Floride apparemment. Il est aussi entendu que si on veut repasser les voir le jeudi soir, y'a pas de souci pour eux. La suite de la soirée est un peu bizarre, Leila cherche des bouquins qu'elle veut me confier pour sa demi-sœur, sauf que c'est quelque part, oui mais où? Finalement, c'est S qui cherche et qui ne trouve pas, tant pis (ouf pour moi, parait qu'il y en avait pour 5kg au moins), Leila s'arrangera autrement. Moi, j'attends. J'ai proposé à Leila de lui filer des mp3, mais pour ça, il me faut un minimum, à savoir un ordi. Même un "pas le temps, débrouille-toi" m'irait, parce que non, je ne vais sur l'ordi de personne sans permission. Il est bien 11h quand elle m'accorde un peu de temps, je sens que j'ai les yeux rougis de fatigue, pas grave. Heureusement, le transfert depuis mon natel marche du premier coup, mais y'en a pour plus d'une heure, donc on laisse tourner et dodo.
22 octobre 2008
voyage
J'ai rajouté quelques photos des lieux où on est passé, y compris dans la partie 1 du récit, c'est plus vivant comme ça.
20 octobre 2008
Canada, deuxième partie
Jeudi, il est temps de partir du côté de Charlevoix, voler de nos propres ailes. L'idée était de monter jusqu'a Tadoussac pour voir les baleines. Mais finalement, on découvre qu'il y a des départs également depuis Baie St-Catherine, qui est juste avant sur la route. On décide donc de ne pas se presser et de partir de là. On prend congé de notre hôtesse, qu'on repassera voir samedi, et on part le nez au vent en quelque sorte. Une fois de plus le temps est superbe et la route, une fois entré dans les montagnes des Laurentides, surprenante à souhait.

Elle serpente entre montagnes et fleuve, ne cesse de descendre et de remonter avec des pentes parfois franchement vertigineuses, la "pire" était même interdite à tout camion, remorque ou camping car, faut dire que 20%, c'est dangereux si on est trop lourd. On hésite à prendre le bac pour l'île aux coudre justement en bas de la pente, mais on ne le sent pas et finalement on renonce, après tout, c'est les vacances, on ne va pas se sentir obligés non plus. Je prends le volant après cette petite pause pour la première fois, ben les automatiques, c'est sympa, mais dans les fortes pentes, ça craint un peu, ça rétrograde au lieu d'accélérer quand on met des gaz pour essayer de tenir la vitesse. Du coup, le moteur hurle, c'est idiot. Vers 16h30, On arrive à Saint-Siméon, là où on avait décidé de s'arrêter. On trouve l'hôtel, vu les prix, il semblerait bien qu'on ne soit pas encore en basse saison. On décide de profiter du soleil pour aller faire un tour, mais comme ça à l'air d'être souvent le cas dans ces petits villages, il n'y a pas grand chose à voir. Retour à l'hôtel, souper, sans coucher de soleil, on est pas dans le bon sens, et dodo.
Vendredi on se lève assez tôt, on doit aller à la baie St-Catherine prendre le bateau à 9h30 et c'est à une demi-heure de route. Une fois de plus il fait beau et le vent est tombé. On croise plusieurs petits lacs, comme un peu partout dans la région, et leur surface parfaitement calme réfléchi, miroir géant, les pentes couvertes d'arbres colorés qui les entourent. Arrivés au point de vente des billets pour la promenade en bateau, on se rend compte qu'on est tout seuls. Une dame nous accueille et nous amène au quai d'embarquement, à 4 km de là. On monte sur le bateau, qui est parti de Tadoussac, où il y a déjà pas mal de monde. Et c'est parti pour 3h de promenade sur l'eau.
Très vite, on voit des bélugas, dos blancs qui dépassent à peine de l'eau. Un peu plus loin, ce sont les ailerons et les dos noirs des petits rorquals qui nous font courir d'un bord à l'autre du bateau. On quitte bientôt la barre de courant de la réunion de la Saguenay avec le St-Laurent pour se rapprocher de l'autre rive, en quête d'autres baleines. En chemin, on croise une colonie de phoques gris et un phare, que je photographie pour Marie. Enfin on arrive sur le site d'observation, déjà occupé par plusieurs zodiacs. Et là, c'est le gros coup de bol, il y a une dizaine de rorquals communs, la 2ème plus grosse baleine après la baleine bleue d'après la guide, qui font un balai autour de nous. On voit et on entend très bien les souffles quand elles remontent respirer, c'est magnifique. Finalement, le bateau est forcé de faire demi-tour parce que l'heure tourne et c'est à regret qu'on regarde s'éloigner les panaches des respirations. Certains ont du vivre l'expérience de leur vie aujourd'hui, des zodiacs étaient à peine à quelques mètres des baleines. Personnellement, je n'ai même pas tenté les photos, j'ai peur que ça ne donne rien tant les dos disparaissent vites, je préfère les souvenirs directs. Durant la traversée, il y a sur le même pont que nous un jeune papa avec ses deux fils, qui doivent avoir quelque chose comme 2 et 4 ans. Le père shoote tout ce qui bouge avec son énorme appareil, et il le prête même à ses fils. 
En le passant autour du cou de son aîné, il dit "4000 euros dans les mains, c'est correc'" avec un bon accent québécois, il doit avoir acheté l'appareil en France, ce qui me semble illogique puisque c'est moins cher ici. En tout cas, il me fera beaucoup rire durant le trajet. Un dernier petit tour par l'embouchure de la Saguenay, qui fait beaucoup penser à la côte de granit rose avec ses pierres veinées de rose et de gris. 
De retour sur la terre ferme, Abe est pas très chaud pour prendre le bac, d'autant que depuis l'autre rive, on serra en plein contre jour pour les photos de la Saguenay. On passe donc par la rive sud, mais la route est moins proche de la rivière que le laissait supposer la carte, on voit donc surtout des collines et des forêts, j'ai même une attaque de paupières à un moment. On retrouve la rivière, sous forme de petit lac, en arrivant à l'agglomération de Saguenay, qui a englouti Chicoutimi et d'autres bleds pour en faire un gros truc sans beaucoup d'unité, en tout cas dans la partie que nous traversons. On continue sur Métabetchouan, où on a décidé de s'arrêter pour la nuit. On arrive devant un très belle demeure, dans une rue quelconque et là, je ne sais pas ce qui me prend, je fais ma pénible, je le sens pas, on est trop loin du lac (au moins deux rues, diantre) je propose qu'on continue jusqu'à Robertval. Abe est un peu mécontent et je le comprends. La vue sur le lac St-Jean et très jolie depuis la route, mais bon, on est fatigués par la balade du matin et la route de l'après midi. On trouve finalement le couette et café de Robertval indiqué dans le guide et on s'arrête là, la rue est moche, mais le terrain autour de la maison est très joli. La déco est un peu chargée pour moi, mais rien de grave non plus. On ressort pour chercher un resto, on tourne quelques minutes et après avoir repéré un de ceux indiqué par notre hôtesse, on trouve un quai au bord du lac. L'atmosphère est très calme, le soleil se couche derrière nous (le lac est devant) mais je ne me sens pas très bien, j'ai des vertiges depuis un moment. Une fois le soleil couché, on part manger dans un restaurant d'hôtel. Comme conseillé par Sylvia, on commande une tourtière du lac St-Jean. C'est très bon, à base de viande, pommes de terre et chapelure, mais c'est très très copieux. On doit même zapper le dessert, après une entrée, une soupe de tomates et une tourtière, on ne peut plus rien avaler. On rentre se coucher tôt et c'est seulement après avoir dormi que mes vertiges, sûrement dû au mal de terre, se dissipent.
Samedi, pour le petit déj, notre hôtesse nous a préparé un repas digne de la réputation de la maison, connue pour ses délices matinaux. On fait la connaissance des autres locataires, un couple de bordelais qui sont dans la région depuis quelques jours. On mange apparemment ce qu'ils ont goûté la veille, sorbet fruits de la passion (?) aux pépites de chocolats, soufflé au fromage avec des tomates, chédar vieux avec des biscuits. Nos voisins sont dans les plats au sirop d'érable, d'abord avec des fraises au yaourt, ensuite dans une crème épaisse sur des gaufres. Ma voisine ayant redemandé de la gaufre par gourmandise, elle cale et me propose de goûter, c'est absolument délicieux. Après ce super petit déj, on prend congé et on part, direction Québec en passant par le parc des Laurentides. Malheureusement, pour la 1ère fois depuis qu'on est là, il fait gris et il se met même rapidement à pleuvoir un peu. Du coup, même si le parc est très beau, ça ne nous incite pas vraiment à nous arrêter pour prendre des photos. 
A un moment, on traverse même une nappe de brouillard digne d'un automne chez nous. On va donc, tranquillement mais sans baguenauder plus que ça, direction Québec. Et comme on est pas parti très tard, on arrive en début d'après midi chez Sylvia, qui lâche tout ce qu'elle faisait pour nous, j'en suis un peu gênée. On s'installe au salon et on papote un bon moment, puis elle nous demande si on veut faire quelque chose, aller quelque part. Comme on a pas mal bougé jusque là, que la pluie tombe dehors et qu'on est bien au chaud, ça ne nous incite pas trop à nous lever, on préfère donc rester affalés dans nos fauteuils confortables à placoter. Et grâce à ça, on aura même droit au fameux poulet marbella que le manque de temps nous avait jusque là empêché de déguster. Et ça aurait été dommage de rater ça, parce que c'est très bon. Bon, la quantité d'épices est à mon avis un peu généreuse, mais le mélange pruneaux olives, je suis fan, pourtant dieu sait que je ne suis pas olives. Ce soir là, une fois de plus, on ira se coucher pas très tôt pour cause de conversation animée.
Dimanche, on fait un peu la grasse matinée. Il pleut encore et on a un trajet d'à peine plus d'une heure au programme, alors pourquoi se presser. On déjeune léger pour une fois, pour se laisser la possibilité de manger un pâté chinois plus tard. Ça commence à discuter problèmes informatiques, du coup je vais prendre ma douche. Abe va profiter de notre présence pour régler en 15 minutes un truc que Sylvia craignait de faire depuis longtemps, pensant que ça lui prendrait des heures, elle lui en est très reconnaissante. Il est temps de préparer et de manger le pâté chinois, qui s'avère aussi bon que promis. Après ce gueuleton, on regarde un peu nos photos, Abe profite de les graver sur un cd, faut dire qu'on en a pris pas mal depuis qu'on est là. On en profite aussi pour aller mettre un mot sur le forum des rdjistes. Mais déjà, l'heure du départ approche. On a un peu de mal à se dire au revoir, mais il faut bien laisser Sylvia à ses obligations électorales. On se dit peut-être à l'année prochaine, en europe. Il est quand même presque 17h quand on se met en route pour Trois-Rivières. Après un voyage sans histoire sous un ciel gris et une courte bataille contre des sens uniques, on arrive devant le couette et café choisi par Abe. La façade est pas mal, mais c'est une fois passé la porte (complètement mal pratique au passage) qu'on arrive dans le vif du sujet, c'est une superbe demeure, XVIIIème je dirais, très bien entretenue. Le proprio nous donne le choix entre chambre avec douche ou avec baignoire. On choisit la douche, pour le côté pratique et on se pose un moment avant d'aller faire un tour dans la ville. On est dimanche soir, il fait nuit et il pleut. Mais en fait, c'est plutôt agréable, le temps est doux et tout est calme, quant à la pluie, elle est fine et s'arrête rapidement. Il est plus de 20h mais on a toujours pas faim, c'est l'effet pâté chinois. On finit par se dire que l'économie du souper compensera le prix de la chambre, standing élevé allant avec prix élevé. On rentre donc se coucher tranquillement et assez tôt.
Lundi, après un petit déjeuner plus dans le "je me la pète" que de vrai bon goût, mais pas si mal, on retourne visiter de jour ce que l'on avait vu de nuit.
La ville est très sympa, mais le lundi matin, y'a pas grand chose d'ouvert. Je trouve quand même un dépanneur pour acheter des cartes postales (il serait temps, on part demain...) et on reprend la route vers 11h. On se rend d'abord à St-Joseph et c'est notre première erreur du voyage. Ça devait être une petite ville au pied du mont tremblant, c'est un grand machin industrialo-commercial sans âme, un coup dans l'eau, tant pis. Du coup, direction Oka et son parc. Le coin est nettement plus joli avec ses fermes de cueillette de pommes et ses étalages de fruits et légumes C'est aussi au bord du St-Laurent, ce qui ne gâche rien. Arrivés dans le village, on a pourtant un coup de mou, on est pas sur d'avoir vu l'entrée du parc, pas sur d'avoir envie, bref, sur de rien. On finit par se dire qu'on va aller voir si ce qu'on a vu en passant, c'était bien l'entrée du parc, sinon tant pis, on ira buller à l'hôtel. Mais finalement, c'est bien ça, presque pas de panneaux, aucun plan, mais une guérite avec une caissière dedans. On dépense quasi tout ce qu'il nous reste de sous canadiens pour payer les 7$ d'entrée et on entre, toujours en voiture. Et toujours aucun plan à l'horizon, on tourne donc un peu au hasard. Au début, on tombe sur un parking complètement vide, aux abords d'un plan d'eau un peu douteux fait apparemment pour mettre des petites embarcations à l'eau. A part les algues à la surface de l'eau, le coin est charmant et on prend une photo ou deux avant de repartir. On passe ensuite par la route qui dessert tous les emplacements réservés aux mobiles-homes, ben y'a beaucoup de places et c'est très joli, tout boisé. Enfin, on arrive sur un parking, près d'un restaurant au bord de la plage où il y a quelques voitures. Une grande plage de sable au bord du fleuve nous tend les bras et le soleil, qui jouait à cache cache depuis le matin se montre enfin. On en profite, forcément, et on marche un bout sur la plage, à qui la lumière et le sable donne des airs d'ailleurs chauds et lointains. 
Et puis on se dit qu'il est temps de repartir, mais que si on trouve trace du moyen d'aller au point de vue, avec chapelle, qui domine le coin, ben on ira voir. Et on trouve... sauf que c'est à pied qu'il faut y aller, si on avait su, on aurait moins marché avant. Tant pis, c'est à moins de deux kilomètres, on tente. La forêt est belle et ça grimpe pas mal, on voit des écureuils (comme partout au Québec) et deux magnifiques piverts en train de chercher à manger. On transpire un peu pour monter, mais la vue est belle, ça valait le coup. Direction Dorval cette fois, décidément. C'est moi qui conduit et malheureusement, le GPS ne connaît pas l'adresse de l'hôtel, ce qui ne nous simplifie pas la tâche. Pour la première fois, je stress un peu dans cette circulation dense de fin de journée, sans GPS et avec des feux rouges qui ne deviennent jamais vert et où on finit par se faire klaxonner parce qu'on avance pas. M'enfin on finit par arriver à l'hôtel sans s'être fait emboutir, c'est le principal, malgré une alerte de dernière minute, j'ai du prendre l'entrée du parking sans ralentir tellement le type dans sa camionnette était près. Plus tard, on a refait un petit tour dans ce quartier bizarre de l'aéroport pour aller faire le plein, tous ces sens uniques dans des rues aussi large, ça a pas de bon sen(s). Pendant le souper ou plutôt en attendant les plats, j'avais commencé mes cartes postales, je les finirai avant d'aller me coucher, à la dernière minute, vraiment.
15 octobre 2008
Voyage au Québec, partie 1
Départ samedi matin, le réveil a sonné à la même heure que la semaine. A huit heures moins quelque chose, maman a sonné à la porte, pas eu le temps de finir de faire un peu d'ordre, tant pis. Départ pour la gare, on prend évidemment le train pour aller à l'aéroport. Le soleil brille, j'écoute les scissor sister à coin (un peu à cause des troufions qui font profiter le wagon de leurs "goûts musicaux), la journée va être longue, mais elle commence bien.
Le vol a été long et peu intéressant. On a découvert à quel point les sièges sont petits, ce qui rend le truc assez inconfortable. J'ai regardé deux films, iron man et Indiana Jones 4, je suppose que je n'aurai plus rien à voir au retour, je doute que les choix changent souvent. Arrivés à Dorval, ou Trudeau, ou peut-être c'est pareil, après un accueil particulièrement désagréable par l'employée de douane, on a récupéré nos bagages avant de chercher un moyen de transport pour rejoindre Montréal et l'hôtel. Evidemment, on a raté la navette de bus à 2 minutes, la suivante étant une heure plus tard. Vu le prix prohibitif (30$) du bus, on s'est dit que pour 8 dollars de plus, on pouvait bien prendre le taxi, qui en plus nous amènerait devant l'hôtel. Le chauffeur roulait comme un dingue, y'a eu des coups de klaxon, des queues de poissons et des collages de la voiture de devant, on était pas super à l'aise. Une fois à bon port, on a payé le forfait, aucune idée si le pourboire était inclut ou non, on n'est pas familier avec ça. A l'hôtel on a pris la chambre, en demandant à la réceptionniste, heureusement patiente et souriante de se répéter plein de fois. Après avoir posé les bagages, on a décidé d'aller faire un petit tour en ville. A ce rythme là, on ne tiendra jamais trois semaines avec nos appareils photo, on manquera de place avant. Et premier constat, Montréal est une ville plutôt verte, où ça sent bon (enfin, faut aimer l'odeur du bubble gum fraise ou framboise chimique) et qui a de chouettes espaces au bord du fleuve. On est rentré après une bonne heure et demi, dieu que ces rues sont longues, et à 20h dodo, merci le décalage horaire.
Dimanche matin, réveil 5h30, redodo jusqu'a 7h, une sacrée nuit. Et tout le temps, des petites découvertes : les wc super basse, la façon d'allumer les lampes de chevet, la douche, réglable en température mais pas en pression... On cherche aussi comment ça se passe au petit déj, les serveuses sont cool, chouette, et on se décide pour le buffet, les oeufs brouillés et le bacon, c'est trop bon. Départ pour la journée, on traîne un peu en attendant que le temps se lève, il faisait tout gris quand on s'est levé, ce n'est plus le cas quand on part. On est rue de la montagne, alors on grimpe tout droit en direction du Mont Royal. Ça grimpe pas mal d'ailleurs, et assez longtemps, mais la forêt est belle. On arrive au belvédère, la vue est magnifique, le temps superbe.
Après une petite pause en haut, on cherche à redescendre, ce qui est moins facile que prévu vu que la carte disponible dans le guide ne montre aucun des chemins disponibles a pied. On finit par prendre un bord de route qui n'est pas très sympa mais qui au moins nous mène à bon port, ou plutôt au début de la bonne rue, celle du Mont Royal justement. On se dirige vers le métro, plus loin que prévu à vrai dire. Une fois de plus, on cherche comment ça marche et on part pour le jardin botanique.

Il est 13h passé quand on y arrive, l'heure d'un casse-croûte sur la terrasse du resto du jardin. Ensuite, on se décide pour un tour en petit train, mais on ne va pas jusqu'au bout, c'était plus pour voir l'arboretum sans fatiguer plus nos pieds, déjà malmenés par la longueur des rues locales. On fait quand même le tour des jardins alpins, chinois et japonais, qui sont très beaux mais nous ne sommes malheureusement pas à la meilleure saison, c'est pas mal défleuri et les arbres commencent à peine à changer de teinte. On profite du soleil un bon moment, puis, comme on en a plein les pattes, on reprend le métro pour retourner à l'hôtel un petit coup avant de repartir manger. Comme on sort du métro sur la rue où se trouve la location de voiture pour le lendemain, on repère le terrain et j'en profite pour entrer et demander si ça pose un problème si on prend la voiture plus tard que ce qui est prévu, ce qui n'a pas l'air d'être le cas, c'est cool, on pourra refaire un tour en vieille ville demain avant de partir. On fait finalement le tour du pâté de maison avant de trouver un resto à 50m de l'hôtel, dans la même rue, c'est ça quand on connaît pas le coin. Bon, faut dire aussi que le resto trouvé dans le guide était fermé. On mange bien mais sans avoir vraiment faim, c'est la fatigue qui domine, décalage horaire oblige. Arrivé à l'addition, nouveau problème, on sait bien qu'il faut laisser un pourboire, mais il n'y a pas de place sur le premier ticket. Après avoir donné la carte, le ticket signature lui par contre indique clairement "tip" et "total" mais on ne sait pas si quelque chose a été débité ou non. On a donc demandé au serveur, très gentil, qui nous a dit que le passage de la carte était un "préconsentement" et qu'il finalise le compte après, en mettant le montant, celui avec "tip" donc. Ok, on saura pour la prochaine fois. Il est 22h05 hl (heure locale) l'heure du dodo.
Lundi matin, on part pour un dernier tour en ville où on fait, pour changer, plein de photos, le temps est toujours super.


Mais après la marche de la veille, on en a un peu plein les pattes alors on évite de faire des kilomètres, on prend même le métro pour aller dans la vieille ville et en revenir. Vers midi, on en a marre de tergiverser, surtout après avoir renoncé à la visite d'une église parce que bon, 5$ la visite, non merci, donc on retourne à l'hôtel récupérer les bagages et on se rend à l'agence de location de voiture. On tombe sur un type très gentil, dans les 30-35 je pense mais... en formation. Il tremble pas mal, peine un peu et surtout, c'était bien la peine d'avoir déjà rempli tous les papiers en Suisse puisqu'il recommence tout à zéro. Ça prend du temps du coup, mais bon, on est pas pressés non plus. Il nous attribue une chouette auto, une Chrisler PT cruiser. On prend la voiture avec 5735 km au compteur, et ça se voit qu'elle est récente, elle sent encore un peu le neuf dedans. Abe prend le volant, on galère un peu pour trouver comment ça marche (jamais conduit une automatique avant). A peine parti, on s'arrête dans la rue devant l'agence en attendant que le GPS trouve un signal et hop, en route, direction Québec. Heureusement qu'on avait le GPS d'ailleurs, en dehors des autoroutes, il n'y a aucune indication de direction, ni même de panneaux indiquant l'autoroute. 
Une fois sur la bonne voie (ça a été chaud mais pas trop finalement, on était en dehors des heures de pointe) c'est un peu le ronron, c'est long et tout droit, et on en a pour 2h30. Dès la sortie de la ville, j'appelle Sylvia pour lui dire qu'on est en route, elle me prévient que le rouge est en retard cette année. De fait, les forêts au bord de l'autoroute sont pas mal vertes, avec seulement quelques taches de couleurs. Arrivés à bon port, on est accueilli par Sylvia qui est "tellement contente" de nous voir mais qui ne pourra pas venir trotter avec nous, elle a une grosse entorse. Elle nous promet par contre de nous conduire partout et de nous faire visiter plein de chose en voiture. Après un verre et une pause discussion, on part faire un tour "première découverte" de Québec en voiture. Il y a un coucher de soleil de toute beauté, on fait quelques photos tant que la lumière le permet. 
Après ça, on a droit à un tour relativement exhaustif des merveilles de la ville, au moins celles visibles en voiture. On rentre après quelques courses de dernière minute et on se met au souper. Sauf que comme il est déjà plus de 21h, on commence à sérieusement piquer du nez, on ne tiendra pas jusqu'au dessert d'ailleurs, notre hôtesse nous pousse au lit en nous disant qu'on lui fait pitié à bailler comme ça.
Mardi, après une nuit moyenne, on se réveille assez tôt mais après un gros petit déjeuner avec oeufs, bacon et autre, on décolle vers midi seulement. Départ pour Québec, où Sylvia nous laisse après un dernier tour de la ville en voiture. 
On découvre alors la ville à pied, et c'est là qu'on se rend compte que c'est plus grand qu'on le pensait. Après environ 5h de marche, on a l'impression de ne pas avoir fait le tour, et pourtant. Tantôt malouine, tantôt quimpéroise ou encore so british, la ville nous plait beaucoup en tout cas.
J'aimerais que mes pieds me permettent une longue promenade sur les plaines d'Abraham, la découverte des rues commerçante de l'autre versant, hors des remparts et plein d'autres choses encore.

Vers 5h, on s'offre une pause chocolat chaud pâtisserie (prouvant une fois de plus au passage mon incapacité à choisir les trucs sympas, c'est bruyant et ça ne casse pas des briques) avant d'appeler Sylvia qui doit venir nous rejoindre pour une visite au 31ème étage d'une des tours de la ville qui offre une vue panoramique sur la région. 
Sauf qu'il est 18h et que la tour panoramique ferme à 17h, tant pis pour le coucher de soleil vu d'en haut, on viendra admirer la vue demain. A défaut, on file vers le pont pour voir le coucher de soleil de l'autre rive. On fait pas mal de photos bien sur, même si Abe, à son grand désespoir, est à court de batteries malgré 2 jeux de rechanges.

Une fois le soleil couché, les photos de nuit faites, il est un peu tard pour mettre en route le souper. L'autre solution, c'est d'aller manger au resto et, c'était une obligation, de manger une poutine. Nous voila donc dans le "meilleur resto de poutine de la région" (ça s'appelle Pat retro), un petit truc qui fait aussi des hamburgers et d'autres trucs. Comme Cego (et d'autres) sont déjà passés par là, on a le droit de ne prendre qu'une petite poutine et un hamburger. Alors franchement, comme ça, ben la poutine, c'est bon. 
Je m'en relèverais pas la nuit, mais c'est bon. Ceci dit, vu ce que c'est, j'imagine qu'il doit y avoir des versions immondes. Après cet examen passé haut la main, on rentre boire qui un thé, qui une liqueur de framboise (qui paraît-il est alcoolisée, si si) avec une part de tarte aux framboises. Et faut croire qu'on commence à se faire au décalage horaire, parce qu'il était bien minuit quand on cesse de parler politique pour aller se coucher.
Au programme de mercredi, une visite du 31ème étage puisqu'on avait pas pu y aller la veille, et un tour de l'île d'Orléans. Le matin est gris, on attend que ça se lève pour partir, ce que l'on fait à une heure environ. Mais ça valait la peine d'attendre, le temps est superbe, à peine un tout petit peu de brume dans le lointain. La vue est splendide, mais Abe a des misères avec ses piles qui se déchargent très vite.
En sortant, on s'arrête d'ailleurs pour qu'il puisse en acheter, c'est pas des rechargeables, mais tant pis, ce serait trop dommage d'être privé de photos pour une bête histoire de chargeur qui n'est pas fait pour le 110V, le sagouin. On admire la vue le long du trajet et sur le pont qui mène à l'île, qui se trouve juste en face d'une magnifique chute. Une fois sur l'île, on commence la visite sur la route qui en fait tout le tour. On tombe sur une chocolaterie qui fait aussi bar glacier. Il est trois heures, on décide de s'arrêter faire une pause et de manger une glace. La glace érable et noix, c'est très bon, bleuets c'est pas mal du tout, mais c'est noisette miel qui remporte mon suffrage. Une fois la glace avalée, on va marcher un peu le long du quai, au bord du fleuve, on laisse Sylvia se reposer sur une sorte de balancelle, un ensemble banc et table sur roulette. Il fait très doux, grand beau et la vue est magnifique, même si malheureusement, Québec au loin est en plein contre jour. Quand on rejoint Sylvia, elle est en pleine discussion avec une dame qui lui apprend que le Queen Elizabeth 2, qu'on avait vu la veille au port, part aujourd'hui et qu'il passera aux abords de l'île en fin d'après midi. On se dit que ça vaut la peine de voir ça, même si ça nous oblige à faire le tour de l'île dans le "mauvais sens" pour être à l'heure au bon endroit, sur la rive est de l'île, à St-Jean. La promenade est très belle, on admire la vue sur le St Laurent et les belles demeures. On se trouve un petit quai parfait pour attendre le passage du paquebot qui fait son dernier voyage, en route pour son port d'attache définitif, Dubaï, où il sera transformé en hôtel musée. Finalement, on va attendre une heure, mais on le verra passer, impressionnant, dans la lumière du crépuscule.

Le hic, c'est que le temps de rentrer plus le temps de faire le souper, on mangerait très tard... Alors on repousse une fois de plus et notre hôtesse nous commande une pizza qu'on passera prendre en chemin La commande n'aura d'ailleurs pas été sans mal, trouver le numéro s'étant avéré être un parcours du combattant imprévu. En effet, sur l'île on a eu une cabine occupée visiblement pour un moment, une station service qui n'avait que le bottin de l'île, une deuxième cabine qui n'avait également que des bottins très locaux et enfin, sur le continent, un bottin dont la page qui nous intéressait avait été arrachée. C'est finalement en appelant les renseignements depuis la cabine qu'on aura le numéro, notre commande et notre souper. Souper dégusté dès notre retour assaisonné d'une discussion sur la vie, l'amour l'espoir et les priorités qui durera jusqu'à minuit.
(il y aura 4 parties, sinon c'était un peu long)