21 avril 2008
Y'a comme une odeur de printemps.
D'après la météo, le printemps devrait enfin arriver à la fin de cette semaine. Honnêtement, je me réjouis de retrouver des températures correctes et un peu de soleil, la période qui se termine n'était pas des plus agréable à ce niveau là. En plus, heureuse coïncidence, ça tombe pile sur notre week-end au Tessin. On part cette fois-ci avec l'ami Cego, on ne va pas s'ennuyer, je sens ça.
Le week-end suivant, c'est l'Ascension, un week-end prolongé par un pont. Quatre jours de farniente de prévu. Et en fait, je vais passer deux jours avec Marie, qui m'a un pris de court je dois dire. C'est vrai qu'on n'avait rien de prévu de particulier ces jours là, mais là, j'ai eu un peu l'impression que je lui avais promis de faire un truc avec elle tant elle semblait penser que ça coulait de source. Et pourtant, je suis absolument certaine de ne lui avoir fait aucune promesse de la sorte. Alors, c'est pas que partir avec elle m'ennuie, mais j'ai un peu l'impression gênante d'abandonner Abe tout seul à la maison. Bien sur, je sais que c'est un grand garçon qui se débrouille parfaitement tout seul quand je ne suis pas là, mais ça doit être le fait qu'en général, on passe les longs week-ends ensemble je pense. M'enfin, une journée thalasso, ça passera bien quand même, surtout s'il y a aussi peu de monde que Marie le dit dans cette station thermale toute neuve.
Sinon, grâce à Marie, je crois bien que je me suis trouvé une nouvelle amie. On s'est rencontré à l'anniversaire de Marie, une chouette soirée au final alors que je n'avais pas une envie folle d'y aller. Elle est un peu plus jeune (trois ans, c'est pas grand chose) et on s'est revu pour boire un verre samedi, j'ai laissé les hommes entre eux, Cego était de passage mais surtout pour avoir de l'aide sur un truc informatique (mais aussi pour un concert ce soir là), ils pouvaient donc très bien se passer de moi. Souriante, un peu folle, à la fois différente et proche de moi, vraiment un bon contact. Ceci dit, sans être vraiment sur la défensive, je n'attends pas trop de ce début d'amitié, de peur d'être déçue si jamais ça ne colle pas au final.
Sinon, j'ai reçu mon passeport tout neuf, mais je n'ai pas tellement avancé dans la préparation de notre voyage de septembre à part ça. Pourtant, faudrait que je m'y mette, plus on réserve tôt et plus on a des chances de ne pas payer un prix prohibitif. Ceci dit, je n'ai pas aidé, j'avais repéré l'adresse d'une agence qu'on m'avait conseillée et arrivé sur place, rien. D'ailleurs depuis, même sur le net je n'arrive pas à remettre la main dessus. Le hic là dedans, c'est que l'agence la plus facilement disponible pour moi, c'est également la plus chère, pas de chance. Quoique, après une petite revue sur le net, y'a peut-être une autre agence possible. Je me demande si je ne vais pas faire les deux et voir qui m'offre le meilleur rapport qualité prix. Même si ça veut dire me fader deux entretient dans deux agences, moi qui n'aime pas tellement ça. En attendant, samedi j'ai craqué pour une valise, sauf que plus j'y pense, plus je me dis qu'elle est beaucoup trop grande. Même si mon père et Rachel, ma nouvelle copine, me disent (mais par sms, il ne l'ont donc pas vue) qu'une valise, ce n'est jamais trop grand. Demain, je mange en ville avec les filles, on verra si l'une d'entre elles a le temps de passer au magasin avec moi me donner son avis, comme ça je pourrai aussi demander au rayon si éventuellement, y'a moyen d'échanger. On se torture des fois pour peu de chose, mais rien que cette histoire de valise monstrueuse m'a préoccupée tout le week-end, ou presque. Bon, j'avoue que samedi soir, le concert qu'on est allé voir m'a totalement distraite de mes considérations bagagières, faut dire, quelle classe, quel style et quelle voix, graou. Bon, les garçons n'étaient pas en reste, la violoncelliste est pas mal non plus. En plus, on a bien mangé (même si on était un poil court niveau temps) et j'ai découvert une fort jolie vieille ville dans un bled que je croyais connaître et en fait non. Toute petite salle dans une belle cave voûtée, jolie ambiance malgré le public un peu clairsemé, pourtant ce n'était pas très grand et tour de chant envoûtant, tout pour plaire donc. Comme disait Dussolier dans les enfants du marais, "chuis bien content d'être venu".
Dimanche, j'ai émergé deux heures ou presque après les garçons et je suis allégrement retournée larver sur mon canapé pendant qu'ils mettaient la dernière main à leur machin en chinois (enfin, son équivalent informatique). J'ai quand même fini par bouger mon gros c… à quatre heures de l'après-midi histoire d'aller marcher une petite heure. Il faisait doux malgré le vent et ça commençait à sentir plus la terre qui s'éveille que la neige, c'est le moment.
Pour le reste, depuis ma dernière entrée, y'a eu mon anniversaire, assez peu remarquable au final, à part à la grande qualité des cadeaux reçus, celui de mon frère, qui me laisse surtout un souvenir douloureux après avoir porté les 17kg de son cadeau, et le fait que j'ai accepté de manger des lasagnes pour notre célébration commune en famille (on a seulement quinze jours d'intervalle) ce qui n'était pas gagné vu que j'ai toujours eu horreur de ça. Heureusement, comme c'est maman qui avait fait les pâtes avec ses petites mains blanches, elles (les lasagnes) étaient très bonnes, j'en ai même repris deux fois. Une page se tourne, cette année marque mon passage dans le club des mangeurs de lasagne, ça compte dans une vie. Et vous, c'était quand la dernière fois que vous avez mangé avec plaisir un plat que vous ne pouviez par avaler étant mômes, hein?
Enfin, pour compléter la rubrique carnet rose (quatre anniversaires dans la famille en avril quand même, à se demander ce que les gens font durant leurs vacances d'été) Mazette nous a gratifiée d'un nouveau venu, lui aussi bélier, le 5 de ce mois. Longue vie à l'héritier donc, j'espère qu'on aura l'occasion de le voir cette année, qui sait. Encore toutes mes félicitations aux heureux parents en tout cas.
04 avril 2008
Mal
Je n'y arrive pas. J'ai des choses à faire et je n'y arrive pas. Je le sens dans ma poitrine, comme une oppression. Je dois me forcer pour un mail, un changement de rien dans un projet, parce que je sais que c'est ma faute si je dois rechanger, je n'ai pas fait un bon travail, d'ailleurs, je n'y arrive pas, je n'ai pas envie d'être ici, je veux être sous ma couette à la maison je veux être seule, sans responsabilités, sans attentes sans envies sans rien, je fais une crise d'angoisse, comme ça ne m'était pas arrivé depuis longtemps. Je ne veux pas dire aux gens qui attendent une réponse de ma part qu'il faut repousser quand bien même c'est impossible je ne veux pas faire les téléphones qui me permettraient de répondre à une demande mais je ne veux pas non plus écrire une lettre sans avoir fait les téléphones parce que je ne veux pas mentir. Je ne veux pas que ça se voie que je n'ai rien fait même si c'est la vérité je ne veux pas. Et pourtant, ça se verra. Sauf si je mens, comme d'habitude. Il faut que je me force, que je mente ou que je prépare n'importe quoi n'importe comment et que j'attende le couperet, comme d'habitude. J'ai mal dans la poitrine. J'ai des fourmis dans les bras et les doigts et un début de nausée à force de ne pas penser, de ne pas me forcer à rester immobile dans ma tête à ne penser qu'au mouvement de mes doigts sur le clavier. Je ne veux pas penser je ne veux pas penser je ne veux pas penser je ne veux pas penser mais je n'y arrive pas.
J'ai mal.
J'ai écrit ce paragraphe lundi, ce n'était pas la grande joie, j'ai pas relu, je balance tel quel. Depuis, la sensation physique est passée bien sur et je me suis forcée à me mettre à un des deux dossiers qui alimentaient mon malaise. Je l'ai ensuite envoyé à mon chef, que j'ai u hier pour en discuter. Gros malaise, j'étais passée complètement à côté de ce qu'il voulait. Heureusement que ma cheffe elle avait accepté mon travail, je n'étais ainsi pas toute seule dans la fosse aux lions. Par contre, gros malaise pour moi quand mon chef a râlé parce que certaines choses n'avançaient pas. Certes, il fustigeait d'autres personnes, non présentes, mais il n'empêche que je me sentais très largement coupable puisque c'est moi qui suis responsable de ce dossier chez nous et que je n'ai pas franchement aidé le shmilblik à avancer. un grand moment de solitude. Suivi d'un autre, à l'instant. Discussion à la pause qui dérive sur les abus d'internet au travail, un collègue demande si la direction a eu vent de quelque chose au niveau du trafic sur notre service. Le sous-chef a dit que non, en dehors du mail général pour rappeler les limites à ne pas dépasser (ils tolèrent 15 minutes de surf personnel par jour), rien n'a filtré. Je ne sais pas si je dois être soulagée ou inquiète. J'ai vraiment très peur que si un jour, un informaticien met le nez dans le trafic sortant de notre service, il ne tombe (et le contraire m'étonnerait, ça doit être de l'ordre de l'inratable) sur mes connections qui durent toute la journée ou presque et qui ne concernent que rarement des sites professionnels. Si ça arrive un jour, et tout de même, c'est probable, je me demande comment je m'en sortirai. Est-ce qu'on me donnera juste un avertissement? Avec un blocage du net, ou au moins de certains sites peut-être? Ou alors, une surveillance accrue? Tout ce que j'espère, c'est qu'on ne me virera pas sans me donner une chance de m'amender. A priori, la question dans ce cas porterait probablement sur l'historique disponible dans ce genre d'affaire. Si l'informaticien prouve qu'en cinq ans, j'ai passé 50% de mon temps sur le net, je pense que là, le licenciement me pendrait au nez. A moins peut-être que le fait que personne ne se soit rendu compte de rien ne me sauve, allez savoir. Ou que les scrupules des informaticiens ne le fassent, allez savoir si eux-même ne passent pas beaucoup de temps sur le net à vadrouiller ici et là pour se faire plaisir.
En attendant, ma foi, c'est presque le week-end. Ce soir, on célèbre l'anniversaire de Marie. J'avoue que je n'ai pas une folle envie d'y aller, même si j'aime beaucoup Marie, j'appréhende un peu la foule et certaines personnes présentes ne sont pas forcément celles que je choisirais pour passer la soirée. Mais une partie de ma non-envie vient peut-être bien du fait que je n'ai pas trouvé d'idée de cadeau, je devrai me "contenter" du cadeau pognon commun et ça m'ennuie un peu. Il va falloir que je trouve au moins un petit truc pour ne pas arriver les mains vide, pff. Demain ce sera courses en ville en espérant dénicher le cadeau de mon frangin, je sais ce que je cherche, mais pas si je le trouverai. Et dimanche, on fêtera mon frangin et moi pour l'habituel doublé, c'est ça d'être né à deux semaines d'intervalle. Le reste des week-ends d'avril sera bien chargé, à défaut de mes semaines qui risquent bien de m'entraîner encore sur la pente glissante du surf.
Cher informaticien qui est tombé ici en contrôlant mes historiques de sites, s'il te plait, laisse-moi une chance, je sais que je peux me corriger.