30 janvier 2008
Moins on en fait, moins on a envie d'en faire. C'est une évidence de ces derniers jours pour moi. Et manque de bol, j'ai rechoppé un gros rhume qui ne va pas m'aider à me motiver. À moins que justement le fait de ne plus me rendre vraiment compte de ce que je fais ne m'aide à faire des choses que je repousse depuis un moment, l'effet "boarf, je balance, on verra bien". Je pourrais par exemple commencer par ces lettres revues par mon chef qui, s'il n'a apparemment rien à dire sur le fond, en a pas mal à dire sur la forme. Bon, si comme ici mon correcteur grammatical était débranché, ceci explique peut-être une partie de cela. N'empêche, je me croirais à l'école, avec l'épreuve tant redoutée des corrections de dictées. Moi qui étais encore plus pitoyable à l'époque que maintenant au jeux de l'écriture orthographiquement et grammaticalement correcte. Et plus je préparais, plus c'était bourré de fautes, paradoxal non?
Je me demande si c'est pas samedi que j'ai attrapé froid. Même s'il y avait du soleil, il ne faisait pas si chaud au festival des montgolfières de Château-d'Oex. Par contre, c'était plus joli que l'an dernier, il y avait beaucoup plus de ballons au départ, le temps était parfait pour les décollages. Dommage par contre que les trains aient été à ce point surchargés. Par deux fois, on aurais presque pu prendre le machin panoramiques avec des vitres partout, par deux fois, non seulement y'avait beaucoup de monde dedans, mais en plus des places étaient marquées "réservé" (pour qui, entre où et où, à quelle heure, on ne sait pas trop). La prochaine fois, je réserve moi aussi, si je trouve comment faire.
Sinon, Marie ne va pas fort en ce moment, je crois bien que c'est la première fois qu'elle me demande si on ne peut pas manger ensemble parce que bon, toute seule, c'est trop dur. En plus de ses soucis de boulot et d'un truc qu'elle a raté parce qu'elle s'est mise trop de pression, il y a un type là-dessous, bien sur. Un type dont le discours n'est pas clair, un type dont on ne sait pas s'il est juste poli ou si vraiment, à un moment, il a eu plus que de l'amitié. Pas facile à gérer la période "si je le rappelle encore, je passe pour la collante de service, si je le rappelle pas, je ne saurai peut-être jamais ce qu'il se passe". Et elle qui me demande des conseils… joker.
En point de mire à part ça, le mariage qui approche mais je crois qu'on est prêtes, enfin, plus ou moins, pour l'animation prévue. Par contre, je dois trouver une idée pour décorer une bouteille et je sèche un peu. Je ne connais pas les goûts des mariés en matière de vin et si pour elle, j'ai une idée de déco (reste à la réaliser, ça va pas être évident) pour lui que je connais finalement bien mal c'est un peu le casse tête. Jusqu'à maintenant, je n'ai pas eu trop de mal pour ces caves des mariés, mais là, c'est moins facile, d'autant qu'on a reçu la demande que la semaine dernière, ça fait court. Au pire, je me rabattrai sur un truc just' fun, comme d'emballer la boutanche dans une peau de mouton ou un truc du genre. Bon, c'est vrai aussi qu'on est pas obligé, mais c'est un truc que j'aime bien dans les mariages, y'a parfois des réalisations vraiment canons.
Toujours pas réussi à me remettre à faire attention à ce que je mange, sauf dans les limites du possible. Résultat, toujours trois kilos de plus que l'an dernier, toujours cinq de plus que mon poids idéal. En même temps, je me dis qu'on s'en fout, à ce point là, c'est de l'esthétique, pas de la santé comme avant. D'un autre coté, impossible de rentrer dans les jeans achetés l'an dernier et ça, par contre, ça me gonfle, surtout avec ce qu'ils m'ont coûté. Et puis, debout dans ma douche, faut que je rentre le ventre pour voir certains endroits, c'est humiliant.
Pas trouvé les ressources non plus pour certaines choses qui me trottent dans la tête depuis un bout de temps. J'attends de fixer mes vacances pour me lancer dans l'organisation d'un voyage, tout en me disant que je pars sûrement à l'envers dans cette histoire. Je voudrais trier mes photos, toutes mes photos pour me faire des "albums" sur CD (ou DVD vu le nombre) mais je n'ai pas le courage, je n'ai jamais été très bonne pour ça, je dois encore avoir des photos d'il y a dix ans qui sont toujours dans un tiroir au lieu d'être dans un album. En même temps, faut croire que je ne regarde pas tant que ça mes photos pour que ça m'indiffère à ce point de ne pas les avoir dans un joli album. Boulot/perso, même combat pour l'archivage et le rangement, c'est pas gagné, l'organisation, que ce soit prévisionnel ou après coup, j'ai pas le gène, y'a pas. Effet pelote de fil, ça manque pas de matière, mais c'est pas utilisable en tant que tel, dans ma tête ou dans le matériel. Mon rêve de grandeur à moi, c'est d'un jour arriver à ranger mon bordel, dedans dehors, à la hauteur de mes espérances. Le comble de la Suissitude non, mon but dans la vie, c'est le rangement. Une patte à poussière en guise d'épitaphe. Ou une benne peut-être, pour débarrasser tout ça un bon coup, y'en a même qui en font des films.
16 janvier 2008
bienvenu en 2008
La question, c'est de savoir si le manque d'envie vient de la lassitude pour un certain "style" ou plus simplement d'un manque d'envie d'écrire, tout simplement. Je serais tentée de dire que l'avenir y répondra, mais en fait, ce ne sera probablement même pas le cas.
Posé un lapin, bien involontaire, à trois de mes meilleures amies dernièrement. Tellement pas l'habitude d'avoir quelque chose un soir de semaine et tellement la tête dans le coltard parce que gros rhume débutant quand on avait fixé la date que quand ma mère m'a proposé de venir souper, je n'ai absolument pas songé à vérifier mon agenda. Du coup, quand les copines, inquiètes, ont tenté de me joindre et que j'ai lu le SMS de Romane, je suis totalement tombée des nues. Du coup, j'ai appelé chez Raphaëlle pour les rassurer et là, je sais pas, une faille dans le continuum intelligence, j'ai dit que si elles pouvaient se passer de moi, je préférais ne pas les rejoindre. Et j'ai fini ma soirée tranquille à discuter en famille. C'est en rentrant que j'ai réalisé que même si c'était pas tout à fait la porte à côté, ça n'aurait pas non plus été la mort de faire le trajet et que j'aurais très bien pu leur dire que je les rejoignait dans un moment, le temps de dire au revoir tranquillement à la famille. Ça leur aurait laissé le temps de manger, parce que les pauvres m'attendaient pour ça aussi alors que moi, je sortais justement de table ou quasi. Du coup, j'ai broyé du noir à la maison et j'ai mis une heure à m'endormir tellement j'angoissais à l'idée de ce qu'elles avaient bien pu penser de moi qui les abandonnait à la préparation de certaines choses prévues pour un prochain mariage. Impossible depuis de comprendre comment s'articulent dans ma tête à la fois le besoin de "prouver" ou de convaincre mes amis que je ferais n'importe quoi pour eux (littéralement) et celui qui me pousse à rester à la maison et à râler quand je dois me bouger pour les voir. Peut-être le fait que je ne m'autorise pas à croire qu'elles m'aideraient ou me comprendraient alors que l'inverse est si totalement vrai. Mais ça comme idée, c'est soit l'altruisme total (je n'attend rien en retour, je donne pour donner) soit l'orgueil le plus crasse du style "leur amitié n'est pas à la hauteur de la mienne". Ou éventuellement, l'abysse de la confiance en soi, je peux donner mais je ne mérite pas de confiance en retour. J'vous jure, y'a vraiment de quoi ne pas réussir à s'endormir avec des réflexions pareilles.
Aujourd'hui, j'ai du coup appelé Romane pour connaître les dernières nouvelles pour notre organisation. Heureusement (comme je le pensais pour tenter de me déculpabiliser) elles n'ont pour ainsi dire pas parlé de ça, l'essentiel ayant été dit lors de notre précédente rencontre. Elle m'a également assuré que personne ne m'en veut, j'aimerais en être sur mais bon, ça rassure quand même. Bon, si on doit encore se voir une fois avant le mariage (ça reste à décider) c'est moi qui inviterai, c'est la moindre des choses.
Sinon, vivement la fin de la semaine, puisqu'au programme, il y a un tour dans des bains thermaux, un peu de ski et un souper en famille. Bon, y'aura aussi du ménage à faire parce que là, ça dépasse mon seuil de tolérance et une nuit dans un pas chez moi and breakfast, ce qui m'angoisse un peu en bruit de fond, comme à chaque fois que je dois me rendre dans un endroit inconnu. Avec ça, Marie va sûrement me reparler de son projet de voyage d'anniversaire mais j'avoue, l'idée de me retrouver trois jours coincée dans un truc isolé en pleine mer sans eau courante ne me botte que moyen, chuis trop vieille pour ces conneries.
Sinon, Mazette ce que tu me manques ma Maz. Je t'embrasse.